mercredi 14 mai 2008
Céline partie 6/8
lundi 12 mai 2008
"Le murmure des loups"
"Quelle meilleure cachette, au terme d'un hold-up sanglant, qu'un bâtiment condamné, perdu au milieu d'anciens locaux militaires placés sous haute surveillance ? Bien sûr, il vous faudra cohabiter avec les rats, véritables propriétaires des lieux... Etudiant pauvre, Daniel Sarella, lui, s'est fait embaucher dans une société de gardiennage pour gagner un peu d'argent. Et lorsqu'il découvre l'univers ténébreux des vigiles, ces guerriers de la nuit, il se demande s'il a fait le bon choix. Trop tard. On n'entre pas impunément dans ce monde nocturne, peuplé de fantasmes d'autodéfense. Daniel ouvrira même la porte du bâtiment aux rats et découvrira comment la terreur du nucléaire peut amener des tueurs paumés à s'enterrer vivants. Comment alors pour lui une histoire d'amour funèbre dont il aura bien du mal à sortir intact. L'auteur de La main froide et de La Fille de la nuit est un génie du thriller et de l'angoisse. Mais c'est peut-être aussi, tout simplement, un des vrais romanciers de notre temps, qui nous renvoie à nos hantises : ici la peur ancestrale et très actuelle de la fin du monde, avec toutes les régressions, infantiles et féroces, qu'elle peut provoquer."
Du Brussolo que j'aime ! Un étudiant trouve un boulot de vacances comme veilleur de nuit dans d'anciens locaux militaires. Nous faisons alors connaissance avec quelques vigiles aux caractéristiques stéréotypées : bêtise, crasse, alcoolisme, racisme et sexe ! On adjoint un vétéran de l'Indochine au jeune homme. Ils surveillent le quartier des douches. D'étranges légendes circulent sur le sous-sol de cette zone. La fille d'Orn le vétéran se planque sous les douches. C'est son père qui l'a amenée. Sa fille est une adepte sectaire et son créneau est l'holocauste nucléaire. Orn tombe gravement malade. Le jeune David est chargé de nourrir la fille et son camarade. L'intrigue se déroule pépère sans rebondissements haletants ou suspens torride ! Un bon Brussolo vite lu, vite oublié.
dimanche 11 mai 2008
"Les vents du temps" de Chad Oliver
"ALORS PEUT-ETRE QUE L'HOMME, UN JOUR DEVIENDRAIT AUTRE CHOSE QU'UN ANIMAL EN VOIE D'EXTINCTION..."
Réussi à atteindre péniblement la 42ème page ! Après j'ai décroché et me suis évanoui...
Céline partie 5/8
vendredi 9 mai 2008
Céline partie 4/8
mercredi 7 mai 2008
"Misery"
"Misery, c'est le nom de l'héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon. Après quoi il en a eu assez : il a fait mourir Misery pour écrire enfin le "vrai" roman dont il rêvait. Et puis il a suffi de quelques verres de trop et d'une route enneigée, dans un coin perdu... Lorsqu' il reprend conscience, il est allongé sur un lit, les jambes broyées dans l'accident. Sauvé par une femme, Annie. Une admiratrice fervente. Qui ne lui pardonne pas d'avoir tué Misery. Et le supplice va commencer."
Je me confesse ! Je n'avais jamais lu ce bouquin du King à ma grande surprise ! Ou alors je ne me souviens plus ! Qui ne se rappelle pas le visage effroyable du personnage de Kathy Bates ? C'est un roman kingien court : seulement 440 pages ! Le roman commence par une citation de Friedrich Nietzsche : "Quand tu regardes en l'abîme, l'abîme aussi regarde en toi". Le ton est donné ! Un écrivain célèbre pour sa série des Misery dont l'histoire se déroule à la fin du 19ème siècle fait mourir l'héroïne Misery Chastain dans son dernier roman Misery's Child. Abreuvé de champagne pour avoir enfin "enterrer" ce personnage à l'eau de rose, Paul Sheldon a un accident de voiture. Il est recueilli par Annie Wilkes, infirmière et rustre femme... admiratrice numéro un de Misery ! Dès les premières pages, la folie meurtière de Wilkes transparaît dans ses dialogues et ses réactions. Sheldon est soigné mais Wilkes vient d'acquérir Misery's Child et découvre la mort de son héroïne préférée... A partir de cet instant, tout dérape ! Les brimades commencent, cruelles, sordides... De l'eau de serpillière pour avaler les médicaments, laisser Sheldon crever de soif et allongé dans sa pisse (il a eu les deux jambes brisées lors de l'accident) ou pire encore : obliger Sheldon à brûler son manuscrit de l'après Misery ! Exemplaire unique envolé en fumée. Son admiratrice est formelle ; Sheldon ne doit faire que du Misery. De plus c'est un roman dans le roman ! Stephen King nous gratifie de quelques chapitres du Retour de Misery. Ainsi nous entrons dans le monde d'Annie et comprenons sa folie. J'arrête ici mon résumé car la suite est effroyable. La scène du film où Annie lui brise les chevilles avec une masse n'est rien comparé à ce qui arrive à l'écrivain dans le roman. C'est du grand King.
lundi 5 mai 2008
Céline partie 3/8
dimanche 4 mai 2008
BON ANNIVERSAIRE FANTASIO !
Etant en vacances, j'ai pris des dispositions pour souhaiter un joyeux anniversaire -dont je tairais l'âge par pudeur- de mon fidèle ami FANTASIO. Espérons que la Trappiste sera aussi succulente que le gâteau ! A plus tard LF !
samedi 3 mai 2008
Céline partie 2/8
vendredi 2 mai 2008
"La chambre dans la tour" de Edward F. Benson
"Selon l'aveu même de l'auteur, ces histoires d'horreur et d'épouvante seraient écrites afin de donner au lecteur de délicieuses nausées et de lui faire passer de désagréables moments. Et de fait on frémit bel et bien en les découvrant, tant elles sont efficaces et menées de main de maître, sans bavure aucune. Fantômes, vampires, malédictions diaboliques, rêves prémonitoires, terreurs animales... ce sont là quelques-uns des grands thèmes d'Edward Frederic Benson, un des écrivains les plus brillants de la littérature fantastique anglaise contemporaine."
Encore un bouquin qui va faire saliver mon ami Fantasio ! Je ne connais pas cet auteur anglais. Edward Frederic Benson (1867-1940) descendait d'une lignée unissant religion et fantastique. Son ancêtre Edward White Benson, archevêque de Canterbury, aurait raconté à Henry James l'histoire de possession dont l'écrivain allait tirer Le Tour d'Ecrou. Suivirent Arthur Christopher Benson et Robert Hugh, auteurs oubliés du genre (ghost stories, livre des morts...). E.F Benson sort de Cambridge "bardé de diplômes" en 1889. Fouilles en Egypte en 1895 avant de finir ses jours paisiblement comme maire de Rye où avait vécu Henry James. Les deux hommes ne furent d'ailleurs jamais mariés ! Premier recueil en 1912 et le dernier en 1934. Lovecraft appréciait Benson.
Benson nous délivre un recueil horrifique découpé en trois parties. Les récits sont extraits des The
Room in the Tower, Visible and invisible, Spook stories et More spook stories.
Variations sur un vampire présente "La chambre dans la Tour", "Mrs Amworth" ainsi que "Et nul oiseau ne chante". La nouvelle éponyme relate l'effroyable révélation d'un rêve prémonitoire qui le poursuit depuis quinze années tandis que le deuxième récit se déroule dans le paisible village de Maxley, Sussex. Le narrateur est l'un des habitants. Son voisin se consacre à l'étude des phénomènes étranges de la nature humaine. Une veuve d'un fonctionnaire des Indes vient s'installer : c'est Mrs Amworth. Tout le monde aime aussitôt sa sociabilité sauf Francis Urcombe, le voisin du narrateur. "Et nul oiseau ne chante" est un des vers de La Belle Dame sans merci de Keats. C'est une pure merveille. Chose curieuse, la créature qui hante le bois est nommée : "Cela" par un personnage. Comme quoi Stephen King s'en est peut-être inspiré ! Rien que pour ce court récit, ce livre doit être compulsé. Tous les textes sont narratifs et à la première personne. Cela donne de l'action à l'histoire.
Les monstres du dehors est un chapitre ne comportant qu'un seul titre : "Negotium Perambulans...". A l'extrême pointe de la Cornouaille se trouve un village isolé de pêcheurs, Polearn. L'ambiance rappelle "Dagon" de notre cher Lovecraft mais, hélas, la chose ressemble beaucoup à celle du récit précédent ! On a souvent reproché la pauvreté thématique de Benson.
Les monstres du dedans est la plus grosse partie (et la meilleure !) du recueil car on y trouve six récits... de qualités inégales. "Home sweet home" est une mélodie pianotée par le fantôme d'une femme assassinée. "Le sanctuaire" ne m'a guère convenu par contre. Je fus dans l'impossibilité de plonger dedans avec délice ! "Les chenilles" est sans doute le meilleur texte de Benson. Très court — il fait douze pages — c'est à nouveau une ghost story dont le cadre est la Villa Cascana en Italie... peuplée de maudites chenilles. "La maison du coin" est habitée par un couple dont un petit homme est terrifié par une femme monstrueuse lui bavant des injures continuellement. Un des meilleurs récits de ce recueil. "Le visage" est une nouvelle banale et éculée tandis que "Les singes" rappelle le métier de Benson car le récit traite de malédictions égyptiennes, de momies et conclut, d'honorable manière, cette anthologie.
Malgré des thèmes récurrents et des trames répétitives, Benson est néanmoins un auteur à découvrir pour parfaire sa culture de l'étrange. La prose est belle, les effets de scène sont de bonne facture ; ce qui rend un ensemble cohérent et plaisant à lire. De Benson, j'apprécie surtout les descriptions de lieux et les atmosphères climatiques. Le style "Jean Ray" n'est pas loin !
mardi 29 avril 2008
Céline partie 1/8
lundi 28 avril 2008
"Un merveilleux hommage à Vincent... par un Japonais !"
dimanche 27 avril 2008
"Vie des Martyrs 1914-1916" de Georges Duhamel
"
Récits de guerre, récits de compassion. Georges Duhamel, médecin au front pendant la Grande Guerre, vécut en cette qualité "l'envers de l'enfer". Il nous livre ici avec simplicité de saisissants portraits des innombrables blessés de tous types que le premier conflit des temps modernes engendra. "Sous leurs pansements, il y a des plaies que vous ne pouvez imaginer. Au fond des plaies, au fond de la chair mutilée, s'agite et s'exalte une âme extraordinaire, furtive, qui ne se manifeste pas aisément, qui s'exprime avec candeur, mais que je souhaiterais tant vous faire entendre."
La mort de notre dernier poilu Ponticelli me donna l'envie de replonger dans mes bouquins consacrés à la Grande Guerre. Georges Duhamel nous livre ici des témoignages simples d'un médecin face à la douleur. Récits qui nous rendent humbles. Les coulisses de la Grande Guerre sont effroyables. Des sorts personnels sont présentés : blessés, mourants, agonisants. La mort les enveloppera certainement mais elle prend son temps.
La prose est concise et rend grâce à nos chers combattants. C'est de la belle littérature.
"Ne perdons rien de leurs humbles propos, inscrivons leurs moindres gestes, et dites-moi, dites-moi que nous y penserons tous ensemble, à chaque heure du jour, maintenant et plus tard, alors que nous éprouverons la tristesse des temps et la grandeur du sacrifice."
jeudi 24 avril 2008
"Cauchemar à louer"
"A onze ans, David essaie avec ses parents de commencer une nouvelle vie à la campagne, loin des menaces urbaines. Hélas, la maison qu'ils ont louée au sommet d'une colline semble traîner une bien mauvaise réputation. Pourquoi les villageois des alentours se barricadent-ils derrière grilles et portes blindées ? Pourquoi les animaux du voisinage sont-ils couverts de cicatrices comme si d'obscurs combats les opposaient à un ennemi dont personne n'ose prononcer le nom ? Et surtout, à quel prédateur nocturne sont destinés les innombrables pièges dont la forêt semble hérissée ?"
Excellente préface d'Annick Labbé dans ce livre réédité en 2001. Cauchemar à louer fut le premier tome des dix romans de la Collection Serge Brussolo chez GDV Hachette, au rythme d'un livre tous les deux mois (entre février 90 et janvier 92) ! Cette participation durera deux ans et prendra fin en 1993 par une décision de l'auteur pour de multiples raisons : il a fait le tour des thèmes et il est harcelé par des satanistes qui voient en lui un grand prêtre !
Mais revenons sur ce récit dont le thème est la lycanthropie. Un couple avec un jeune garçon louent une maison en haut d'une colline. Le garçon dénommé David est vite intrigué par l'atmosphère glauque du village et l'accueil sinistre des villageois. Toutes les portes sont blindées, des pièges à loups gigantesques parsèment la forêt. Peu de temps après, David assiste à une lente métamorphose de ses parents.
La maison fut construite avec des pierres dont l'origine est un aérolithe découvert par la tribu des Yanatos. David trouve au sein de la forêt une décharge jonchée de meubles lacérés, de jouets, de vêtements. Il se rend vite compte qu'ils proviennent du mobilier des anciens locataires. Que sont-ils devenus ? Les radiations des murs transforment les sécrétions hormonales des adutes. David est épargné car c'est encore un enfant. Lui seul doit abattre ses parents. Ce sont des loups-garous. Un excellent Brussolo. Cauchemar à louer est un roman d'épouvante traditionnel. Pas de temps morts ni fioritures. On tranche dans le vif sur 300 pages ! Pas de psychologie mièvre et inutile, on assiste à de l'horreur pure et c'est ce qu'on aime !
La Collection Brussolo chez GDV : couvertures et résumés !
lundi 21 avril 2008
Prochaine sortie Kingienne !
"L'enfer c'est à quel étage ?"
"Modèle nu, Jeanne doit poser pour un sculpteur dont l'atelier est installé au cœur de la maison Van Karkersh, un hôtel particulier dont le propriétaire fut jadis retrouvé coupé en morceaux dans la cage des fauves, au jardin zoologique voisin. Là, tout n'est qu'angoisse, malédictions, obscurité. La bâtisse semble abriter mille crimes impunis, et tout autant de secrets. Chaque fois qu'elle commet l'erreur de s'y endormir, Jeanne est visitée par des rêves angoissants et son corps se couvre de blessures inexplicables. Est-elle folle, ou victime d'un jeu dont les règles lui échappent ? Qui complote contre elle, les locataires ou... les fantômes ? Une plongée terrifiante dans le monde de l'occultisme et des sectes satanistes".
Paru initialement en 1986 sous le titre Catacombes, cette édition rétablit le texte dans l'intégralité de sa version originelle. Le titre présent était celui choisi au départ par Brussolo.
Un récit qui monte progressivement vers de l'épouvante pure. Un vieillard découpé vivant par ses héritiers est jeté aux tigres, le zoo jouxtant cet étrange immeuble. Celui-ci n'est occupé que par un concierge, un sculpteur et une masseuse. Une jeune femme prénommée Jeanne se présente pour un emploi de modèle nu. Peu après elle est assaillie de cauchemars. Elle prend la place du vieillard Van Karkersh dont le testament attestait une découpe de son corps par sa famille ! C'est une ambiance glauque et morbide. Au final c'est un Brussolo très bon dont les derniers chapitres vous entraînent dans un satané tourbillon où des statues forment une ronde infernale. Les morts chuchotent et leurs poussières d'os vous enveloppent. A lire impérativement.
Brussolo en parlait ainsi : "Je ne crois pas au roman qu’on écrit ligne à ligne pendant trois ans, un mot l’heure, à la Flaubert. Je pense qu’il faut écrire très vite, tant qu’on est " possédé " par l’histoire, puis revenir ensuite sur ce premier jet, et le polir. Si on peut jeter le roman sur le papier en huit jours, c’est aussi bien. Généralement conçu dans la fièvre et l’exaspération mentale, il aura une grande force hallucinatoire et sera beaucoup plus révélateur qu’un texte travaillé à l’économie et autocensuré. La pression
mentale fait venir les images, elle les fait exploser. En travaillant de cette manière on arrive à une véritable ivresse d’adrénaline. J’ai fini certains romans au bord de l’hallucination, à bout de nerfs, terrifié par ce que j’écrivais, luttant pour ne pas regarder par-dessus mon épaule. Je me suis fait peur en rédigeant Catacombes, vraiment peur, au point de ne plus arriver à trouver le sommeil. Ce roman était devenu une sorte de drogue dure. Je l’ai écrit en neuf jours… puis j’ai refait surface, et j’ai relu le texte comme s’il était de quelqu’un d’autre, et je l’ai corrigé. "
samedi 19 avril 2008
"Blaze"
"Colosse au cerveau ramolli par les raclées paternelles, Clay Blaisdell, dit Blaze, enchaîne les casses miteux. Son meilleur pote, George, lui, est un vrai pro, avec un plan d'enfer pour gagner des millions de dollars : kidnapper le dernier né des Gerard, riches à crever. Le seul problème, c'est qu'avant de commettre le "crime du siècle", George s'est fait descendre. Mort. Enfin, peut-être..."
Bouquin béni des Dieux de la Connaissance ! J'ai gagné ce livre lors du concours organisé par Stephen King de A à Z (lien ami à droite) en répondant à un questionnaire sur Richard Bachman. Blaze est une particularité à lui seul. Il fut écrit avant Carrie ! Rédigé sous le pseudo de Bachman entre 1966 et 1973, c'est le dernier des romans de Bachman (Rage, Marche ou crève, Running Man, Chantier et La peau sur les os). Steevie le trouva mauvais et l'oublia durant quelques années. Le manuscrit fut déposé dans un carton dans un coin de la bibliothèque Folger de l'université du Maine durant trente ans ! Le King admet aussi avoir perdu deux autres manuscrits : Under the Dome et The Cannibals. Blaze fut donc révisé et publié. Les droits d'auteur iront à la fondation Haven. Mais passons tout de suite à l'intrigue...
... On voit tout de suite que c'est une oeuvre de jeunesse car Steevie souffre d'habitude d'éléphantiasis littéraire contrairement à Blaze qui comporte des chapitres très courts et peu développés dans la psychologie des personnages. Psychologie guère poussée d'ailleurs pour Blaze le colosse hanté par la voix de son mentor George, un caïd à la petite semaine. Le père de Blaze a eu la bonne idée de jeter son gamin trois fois de suite dans l'escalier. Depuis Clayton "Blaze" Blaisdell est retardé mental avec une carrure de colosse. Entraîné vers des combines foireuses par George, Blaze sert de main-d'oeuvre pour les boulots de merde, du genre voler une tire... encore faut-il penser à baisser le capot ou éteindre la loupiote du plafonnier ! Le dernier plan foireux de George est d'enlever le bébé d'une riche famille d'armateurs : les Gerard. Hélas, George n'est plus et ne subsiste que dans la tête de Blaze. Le colosse décide de mettre en oeuvre le rapt. Purs moments de lecture à la vue de Clayton faisant ses courses dans un magasin pour nourrissons ou bien encore le braquage d'une boutique pour quelques dollars... surtout penser à mettre le bas sur le visage ! Blaze pénètre chez les Gerard en pleine nuit et enlève le nourrisson. En parallèle nous assistons à des flashbacks sur l'adolescence de Blaze à Hetton House, un pensionnat pour orphelins et enfants difficiles. Il y règne une discipline de fer. Il se fait un copain : John Cheltzman, qui l'aide à faire ses devoirs de maths en contrepartie d'une protection car John est le souffre-douleur de ses camarades. Ensemble ils font une virée mémorable à Boston après avoir trouvé un portefeuille rempli de dollars dans un cinoche. L'épisode de la cueillette des myrtilles est le plus touchant, voire dramatique. Le destin de Blaze se trompe de sens à ce moment hélas.
C'est un bouquin divertissant du King. La lecture est aisée, ça se lit comme un bon polar à la James Hadley Chase (comme le remarquait mon pote Fantasio) et Blaze est attachant dans ses déboires. De nombreuses touches comiques parsèment l'histoire. Ce roman de jeunesse permet de découvrir une facette du King plus légère et moins complexe. Roman moins ambitieux que tous les autres mais qui offre l'occasion d'un excellent compromis entre deux récits plus corsés... du genre de La Tour Sombre par exemple !
vendredi 18 avril 2008
"Noël au chaud" de G.J Arnaud
"Quand on devient vieux, on commet souvent des erreurs, des oublis, des imprudences. Mais on vous harcèle aussi. Et on fait même tout pour vous chasser de votre maison, sous prétexte que vous devenez un "danger public". Dès lors, il convient de se défendre. A moins qu'il ne faille employer les grands moyens. Le meurtre, par exemple. Sous la plume du grand G.-J. Arnaud, un thriller inattendu et implacable".
Raymonde Mallet est une vieille veuve parano. Elle ne supporte pas les mioches et son entourage direct. De plus la mairie cherche à l'exproprier pour construire un lotissement. La vieille ne lâche rien. Les gens la surveillent, l'épient... mais ça ne va pas se passer comme cela ! L'assistance sociale essaye de lui faire entendre raison concernant un petit voyage en maison de vacances mais la raymonde refuse ! Tous les autres vendent leurs baraques, les chiens !
Et puis surtout il y a son amie, la vieille Pesenti. Entre-elles, ce n'est que persiflages et ironies acerbes. Mme Pesenti vit avec son fils, sa belle-fille et sa peite-fille. La maison est de bon confort et son fils amène le café au lit à sa mère tous les matins. Hélas son fils est au chômage et Mme Pesenti craint de perdre sa routine de retraitée aux petits soins.
Raymonde est seule dans une maison froide. Personne ne lui apporte son café. Personne ne lui prépare ses repas. Personne ne la dorlote. Une haine sourde lui fait commettre l'irréparable. Elle cire son escalier et bouscule son amie dans les marches. Elle propose un marché au fils endeuillé. Hélas la petite Léonie ne veut pas habiter dans la maison où sa grand-mère est morte. Raymonde voit s'évanouir son chauffage central, son café du matin, les petits plats odorants... peu après Léonie disparaît ! Les parents emménagent chez raymonde.
Quel bon bouquin de G.J Arnaud ! Une atmosphère à la Simenon au service d'un récit qui se dévore. Une belle découverte pour ce poche déniché dans un carton dans mon dépôt-vente favori.
mardi 15 avril 2008
"Trois souris..." d'Agatha Christie
"Dans l'obscurité d'une maison endormie, un cri déchire le silence... Un crime vient d'être commis... Ainsi se lève le rideau sur l'un des plus grands succès de la scène internationale, "La Souricière", succès qui a tenu l'affiche sans interruption depuis plus de quarante ans. Adaptée par Agatha Christie d'une nouvelle écrite en 1949, jouée pour la première fois à Londres en 1952, cette mésaventure de trois petites souris porte la marque de son auteur : humour et suspense sont au rendez-vous".
Tout petit bouquin de 92 pages par la Reine du Crime ! Un homme vêtu d'un pardessus foncé et feutre rabattu est introduit au 74 Culver Street par la concierge Mrs Casey. Il demande à voir Mrs Lyon qui loge au deuxième étage. En atteignant le premier étage, il se met à fredonner l'air des Trois Souris : "Trois souris (bis) N'y voyant mie (bis) Trottinaient dans la chaumière, Mais sortant son couteau, la fermière, Leur a tranché la queue avec colère, Aux trois souris".
En parallèle, Giles et Molly Davis transforment Monkswell Manor en pension de famille suite à l'héritage d'une tante. Peu de temps après, les premiers locataires arrivent : Mrs Boyle, le major Metcalf, Mr Wen. En écoutant la radio, le couple entend parler d'un crime commis dans Culver Street. Une certaine Mrs Lyon... Des témoins trouvent un carnet appartenant à l'assassin : l'adresse de Monkswell Manor est mentionnée. L'assassin est parmi les locataires ! Un sergent de police mène l'enquête.
Un huis-clos classique et efficace. La lecture est aisée. Notre chère Agatha nous emmène doucement vers l'identification du meurtrier. A lire avec volupté, une tasse de thé (anglais ?) à la main ! Idéal pour une fin d'après-midi... lorsque la pluie frappe les vitres.
samedi 12 avril 2008
"Shining" de Stanley Kubrick
Film du maître Kubrick de 1980. Evidemment, après avoir lu le roman j'ai tenu à revoir ce film angoissant et magistralement interprété par Nicholson.
Certaines scènes sont cultes, la musique est inquiétante et les réparties
grinçantes de Nicholson font mouche. Comment ne pas oublier le mot REDRUM (TROMAL dans le bouquin), le massacre du cuisinier, la vieille femme dans la baignoire et surtout... Wendy cloîtrée dans la salle de bains tandis que Torrance défonce la cloison de la porte avec une hache, glisse sa tête de fou, sourit et lâche un ricanant : "Here's Johnny" !
Les symboles labyrintiques des lieux (couloirs, jardin, hall, chambres...) se fondent avec l'esprit tortueux de Jack. Nous sommes pris dans une spirale infernale où la folie s'empare d'Overlook. La claustrophobie de Jack se transforme en hostilités violentes envers sa famille. Les hallucinations se succèdent au sein de l'hôtel et Jack est submergé de remords psychotiques.






















