Les lectures d'Oggy

Mes lectures et films au gré de mes journées....

jeudi 24 avril 2008

"Cauchemar à louer"

Cauchemar"A onze ans, David essaie avec ses parents de commencer une nouvelle vie à la campagne, loin des menaces urbaines. Hélas, la maison qu'ils ont louée au sommet d'une colline semble traîner une bien mauvaise réputation. Pourquoi les villageois des alentours se barricadent-ils derrière grilles et portes blindées ? Pourquoi les animaux du voisinage sont-ils couverts de cicatrices comme si d'obscurs combats les opposaient à un ennemi dont personne n'ose prononcer le nom ? Et surtout, à quel prédateur nocturne sont destinés les innombrables pièges dont la forêt semble hérissée ?"

Excellente préface d'Annick Labbé dans ce livre réédité en 2001. Cauchemar à louer fut le premier tome des dix romans de la Collection Serge Brussolo chez GDV Hachette, au rythme d'un livre tous les deux mois (entre février 90 et janvier 92) ! Cette participation durera deux ans et prendra fin en 1993 par une décision de l'auteur pour de multiples raisons : il a fait le tour des thèmes et il est harcelé par des satanistes qui voient en lui un grand prêtre !

Mais revenons sur ce récit dont le thème est la lycanthropie. Un couple avec un jeune garçon louent une maison en haut d'une colline. Le garçon dénommé David est vite intrigué par l'atmosphère glauque du village et l'accueil sinistre des villageois. Toutes les portes sont blindées, des pièges à loups gigantesques parsèment la forêt. Peu de temps après, David assiste à une lente métamorphose de ses parents.

La maison fut construite avec des pierres dont l'origine est un aérolithe découvert par la tribu des Yanatos. David trouve au sein de la forêt une décharge jonchée de meubles lacérés, de jouets, de vêtements. Il se rend vite compte qu'ils proviennent du mobilier des anciens locataires. Que sont-ils devenus ? Les radiations des murs transforment les sécrétions hormonales des adutes. David est épargné car c'est encore un enfant. Lui seul doit abattre ses parents. Ce sont des loups-garous. Un excellent Brussolo. Cauchemar à louer est un roman d'épouvante traditionnel. Pas de temps morts ni fioritures. On tranche dans le vif sur 300 pages ! Pas de psychologie mièvre et inutile, on assiste à de l'horreur pure et c'est ce qu'on aime !

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La Collection Brussolo chez GDV : couvertures et résumés !

Posté par bibliooggy à 05:52 - Serge BRUSSOLO - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Oui, j'en conserve également un bon souvenir.

Posté par Fantasio, jeudi 24 avril 2008 à 08:30

J'ai lu ce roman il y a une bonne dizaine d'années, et si je ne me rappelle plus de tous les détails de l'intrigue, en revanche je garde un excellent souvenir de l'atmosphère très pesante dans laquelle se déroule l'histoire. Le village aux maisons transformées en bunkers, la forêt truffée de pièges à loups monstrueux, la métamorphose progressive des parents du jeune héros: tout cela distille un climat d'épouvante particulièrement dense.
Brussolo est un auteur que j'aime beaucoup mais dont j'hésite toujours à relire les romans. La plupart ont en effet été écrits à la va-vite, avec tout ce que cela implique de bouillonnement créatif et d'inventivité dans la façon de déployer l'intrigue fantastique. Malheureusement, il faut aussi reconnaître que ce procédé a ses limites et qu'une seconde lecture des romans permet souvent de pointer du doigts les incohérences dont ils sont truffés. Les fins, me semble-t-il, sont particulièrement bâclées.
Je crois que je vais rester sur mon bon souvenir de lecture de ce roman sans chercher à le relire ;o)

Posté par Damien, jeudi 24 avril 2008 à 20:59

Oui, je suis d'accord avec Damien. Les livres de Brussolo sont étonnants à découvrir et sans doute moins à relire. Mais il y a des exceptions et pour ma part, je relirai bien "Cauchemar à louer". Je suis certain aussi de relire le fabuleux "Opération serrures carnivores" (rien que le titre est génial !)et quelques autres. Mais il est évident qu'à la relecture l'effet de découverte d'un livre peut être affaibli par les défauts d'écriture. Quand aux épilogues de ses bouquins, c'est VRAIMENT, trop souvent, la faiblesse de l'auteur.

Posté par Fantasio, vendredi 25 avril 2008 à 08:58

Je crois que ce problème de ces épilogues plus ou moins bâclés tient au format des livres. Brussolo a toujours écrit dans des collections très calibrées dans lesquelles les romans ne devaient pas dépasser un certain nombre de pages. Du coup on a l'impression qu'il se lâche pendant les 3/4 de ses histoires, donnant libre cours à son imaginaire et à son génie inventif, avant de se dépêcher de conclure dans les deux derniers chapitres... Ce qui donne la plupart des fins bâclées et truffées d'incohérences. Cela dit, je trouve que ce gars là a un sacré talent d'auteur fantastique. C'est dans ses romans que j'ai trouvé les idées les plus originales, les plus folles, les plus dérangeantes, de ces 10 ou 15 dernières années!

Posté par Damien, vendredi 25 avril 2008 à 11:14

Absolument. Avec un peu de rigueur et des idées plus développées, il aurait pu devenir un des meilleurs écrivains de fantastique au niveau mondial. Dommage...

Posté par Fantasio, vendredi 25 avril 2008 à 11:20

Serge, si tu nous lis, excuse nos propos iconoclastes ;o)

Posté par Damien, mercredi 30 avril 2008 à 23:09

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