lundi 12 mai 2008
"Le murmure des loups"
"Quelle meilleure cachette, au terme d'un hold-up sanglant, qu'un bâtiment condamné, perdu au milieu d'anciens locaux militaires placés sous haute surveillance ? Bien sûr, il vous faudra cohabiter avec les rats, véritables propriétaires des lieux... Etudiant pauvre, Daniel Sarella, lui, s'est fait embaucher dans une société de gardiennage pour gagner un peu d'argent. Et lorsqu'il découvre l'univers ténébreux des vigiles, ces guerriers de la nuit, il se demande s'il a fait le bon choix. Trop tard. On n'entre pas impunément dans ce monde nocturne, peuplé de fantasmes d'autodéfense. Daniel ouvrira même la porte du bâtiment aux rats et découvrira comment la terreur du nucléaire peut amener des tueurs paumés à s'enterrer vivants. Comment alors pour lui une histoire d'amour funèbre dont il aura bien du mal à sortir intact. L'auteur de La main froide et de La Fille de la nuit est un génie du thriller et de l'angoisse. Mais c'est peut-être aussi, tout simplement, un des vrais romanciers de notre temps, qui nous renvoie à nos hantises : ici la peur ancestrale et très actuelle de la fin du monde, avec toutes les régressions, infantiles et féroces, qu'elle peut provoquer."
Du Brussolo que j'aime ! Un étudiant trouve un boulot de vacances comme veilleur de nuit dans d'anciens locaux militaires. Nous faisons alors connaissance avec quelques vigiles aux caractéristiques stéréotypées : bêtise, crasse, alcoolisme, racisme et sexe ! On adjoint un vétéran de l'Indochine au jeune homme. Ils surveillent le quartier des douches. D'étranges légendes circulent sur le sous-sol de cette zone. La fille d'Orn le vétéran se planque sous les douches. C'est son père qui l'a amenée. Sa fille est une adepte sectaire et son créneau est l'holocauste nucléaire. Orn tombe gravement malade. Le jeune David est chargé de nourrir la fille et son camarade. L'intrigue se déroule pépère sans rebondissements haletants ou suspens torride ! Un bon Brussolo vite lu, vite oublié.
Commentaires
Comme tu dis, c'est un bon petit "Brussolo" qui se lit d'une traite. Dans mon souvenir les descriptions des personnages n'échappent cependant pas à une certaine caricature. Mais j'en ai gardé un bon souvenir sans forcément me souvenir de tout. C'est typiquement le bouquin que l'on retrouve au fond d'une étagère et où l'on peut,de nouveau sans problème se replonger dedans... vingt ans après !
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