Les lectures d'Oggy

Mes lectures et films au gré de mes journées....

mardi 18 décembre 2007

"H.P Lovecraft, Contre le monde, contre la vie" de M. Houellebecq

HP_Lovecraft"Howard Phillips Lovecraft constitue un exemple pour tous ceux qui souhaitent apprendre à rater leur vie, et éventuellement, à réussir leur oeuvre. Encore que, sur ce dernier point, le résultat ne soit pas garanti."

Auteur de L'appel de Cthulhu, de Dagon et des Montagnes hallucinées, H.P.. Lovecraft, maître incontesté de l'horreur et du fantastique, reste l'objet d'une fascination toute particulière chez nos contemporains, particulièrement chez Michel Houellebecq, qui le découvrit à l'âge de seize ans pour ne plus cesser de le lire. Dans ce bref essai, l'auteur retrace un itinéraire hors du commun et nous livre les prémisses de son univers désenchanté qui a fait le succès des Particules élémentaires."

Houellebecq nous délivre un fabuleux essai sur Lovecraft. Pour les inconditionnels, c'est un récit qui nous oblige à reprendre nos bouquins poussiéreux lovecraftiens, tant notre conscience se concentre sur cet écrivain prodigieux à la lecture de sa vie et de son Mythe.  "Grâce à August Derleth, l'oeuvre de Lovecaft vint au monde. Elle se présente à nous comme une imposante architecture baroque, étagée par paliers larges et somptueux, comme une succession de cercles concentriques autour d'un vortex d'horreur et d'émerveillement absolus."

Premier cercle : correspondance et poèmes.

Deuxième cercle : nouvelles conçues avec collaborateurs (Barlow, Derleth...), nouvelles révisées...

Troisième cercle : nouvelles écrites par HPL

Quatrième cercle : le coeur absolu du mythe, les "grands textes"

Je suis un lovecraftien féru du Quatrième Cercle ; les "grands textes" de Lovecraft. Le noyau pur. Le joyau de l'indicible et je vous encourage de lire et relire sans cesse ces huits textes. "L'appel de Cthulhu" de 1926, "La couleur tombée du Ciel" de 1927, "L'abomination de Dunwich" de 1928, "Celui qui chuchotait dans les ténèbres" de 1930, "Les Montagnes Hallucinées" de 1931, "La maison de la sorcière" de 1932, "Le cauchemar d'Innsmouth" de 1932, "Dans l'abîme du temps" de 1934.

Ces huits textes constituent le sommaire des numéros 4 et 5 de la collection Présence du Futur. Vous l'avez déjà compris : il faut impérativement se les procurer et dormir avec ! Cliquez sur les couvertures pour les commander !

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Houellebecq conseille de lire également Dagon, Fungi de Yuggoth et autres poèmes fantastiques, Par-delà le mur du sommeil et Je suis d'ailleurs.

Pour ceux qui veulent tout Lovecraft, une sélection très complète est disponible dans la collection BOUQUINS en trois tomes.

Acheter la biographie de Houellebecq.

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lundi 5 novembre 2007

"Les hauts murs" d'Auguste le Breton

Les_hauts_murs"Un silence pesant écrasait le réfectoire. Seules le troublaient, par instants, les louches heurtant les grosses assiettes de faïence ébréchées par l'usage. Les serveuses en tablier gris distribuaient une égale mesure de pois cassés à tous les pupilles. Ceux-ci, le buste droit, les avant-bras croisés dans le dos, attendaient, l'oeil rivé sur le crâne rasé de leur vis-à-vis, que Mme Lerbier, la directrice, leur permit d'avaler leur pitance. Les plus affamés guettaient avec impatience le claquement de mains rituel, qui, les libérant de leur pénible position, leur permettrait de se bourrer l'estomac.
Les autres, d'une mine écoeurée, reniflaient l'odeur trop familière qui montait de leur assiette. Tréguier était de ceux-ci."

razziaAuguste le Breton a un an lorsque son père, natif de Lorient, se fait tuer dans la Somme en 1914. Sa petite enfance se passe dans une ferme du Finistère, puis il est adopté par les Pupilles de la Nation. Suivent orphelinats, maisons de redressement et de correction, le pavé à 18 ans, les voyous de Saint-Ouen, les fortifications, le pantalon à pattes, les casquettes à carreaux et les rixes au couteau. Il exerce tous les métiers et devient écrivain à la naissance de sa fille en 1947.

Dès le premier chapitre nous sommes pris dans le récit sordide de pauvres gosses livrés à la cruauté d'une directrice qui gère le quotidien d'une institution de Pupilles de la Nation. Madame Lerbier, "forte, grande et moustachue" est secondée de vieilles filles en blouses noires. La scène se passe dans le réfectoire où nous faisons connaissance avec Tréguier (un ancien qui compte six années passées dans cet orphelinat de guerre), le petit Bréjet qui pisse au lit et qui se prend une fessée mémorable et ignoble ("Il semblait offert en holocauste à la déesse aux bras velus qui retroussait ses manches. Elle commença à officier sur-le-champ, laissant tomber avec de plus en plus de férocité sa main aux doigts épais sur les petites fesses, d'une nudité maladive."), Berland qui refuse de s'excuser pour avoir omis de ranger des brosses à chaussures... et de Dieu !... Le Directeur, M. Morice ! Il cogne dur... Ce ne sont que brimades, cruautés (un gamin est forcé de ravaler ses vomissements sur le carrelage alors qu'il souffre de maux d'estomac), bouffe infâme que refuserait un porc. Cette introduction de quinze pages est éloquente et donne froid dans le dos.

Yves Tréguier est repris par son tuteur (un colosse froid) et quitte l'Institution Saint Jean. Après un trajet en locomotive qui "crachotait une fumée noire mélangée d'escarbilles que la vitre délayait sur les vitres du tortillard", il rejoint une sinistre maison d'éducation surveillée, "l'anti-chambre d'une maison de correction" selon l'économe qui le reçoit (le Directeur étant absent). Un noir l'emmène (sans un regard du tuteur) vers le réfectoire. Une galerie de personnages est présente. Blondeau qui "drive" une table de douze où Tréguier est convié à s'asseoir, Frigo (rien ne l'épate), l'Ajusteur, le Rat (avec une gueule de fouine), Jo-la-Feuille (sourd comme un pot), Fil-de-Fer (le brochet de la table) et l'Astucieux (qui évite tous les travaux). Le ragoût est servi et Blondeau a cette remarque formidable : "c'est pas à composer des menus que le cuistot attrapera une méningite." Les gamins ont tous entre quinze et vingt ans.

Les dialogues sont savoureux de gouaille et d'argot. Nous pensons aussitôt à la verve de Boudard, à la prose de Simonin, aux scénars d'Audiard... c'est mélodieux à l'oreille tellement ça sonne bien et juste !

"- Ils vous battent, ici ? - On peut pas dire qu'y nous chatouillent avec des plumeaux, répondit-il enfin. Quand les gaffes se mettent à trois, quatre sur un gniard et qu'ils le roulent à coups de godasse, si t'appelles pas ça être battu, alors y n' nous battent pas : y nous bordent."

Cette réplique est cinglante et assied le personnage. 

Puis, peu à peu, le récit prend de l'ampleur et nous percevons la lente transformation d'Yves Tréguier, qui passe d'un garçonnet à un adolescent dur et froid. C'est là que nous comprenons toute la faiblesse de ce système carcéral... car c'est un système carcéral dissimulé sous le mot éducation. A ce stade ce ne sont plus des enfants... c'est une enfance volée. Un des compagnons de Tréguier, miné par les mensonges d'une mère qui reporte ses visites, se suicide. Révolte de Blondeau envers la mère qui pleure son petit et les drames s'enchaînent. Molina reste le seul caïd et se venge, enfin, de Tréguier le protégé de Blondeau. Un coup de sabot rendra le Breton sourd de l'oreille droite à vie (car vous avez compris que Tréguier et l'auteur ne font qu'un).

Tréguier "respire le crime". Lors d'une seconde brimade de Molina, Yves riposte avec un couteau. Yves n'est plus une simple pupille ! L'échec du système apparaît. C'est une "graine de bagne"... il est perdu ! Plus rien ne l'atteint désormais. Il est envoyé dans une colonie pénitentiaire.

La suite dans le prochain volume "LA LOI DES RUES"...                                             

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Le commentaire de Fantasio.

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lundi 29 octobre 2007

"Stephen King, le faiseur d'histoires" par Jean-Pierre Dufreigne

SKBio parue chez Arthème Fayard en 1999 (éditions Mazarine), ce bouquin est assez moyen mais riche en illustrations. Emaillé de citations de personnages fictifs (Bill Denbrough, Thad Beaumont...), de films du genre (l'étrange créature du lac noir, Frankenstein, le village des damnés), des auteurs précurseurs (Poe, Lovecraft), des photos d'adaptations ciné (Cujo, Carrie...), l'ensemble est homogène et devient un régal pour nos yeux fatigués de papivores rompus à l'exercice !

"Mon cerveau fonctionne de la manière suivante : un homme hurle et un rat lui saute dans la bouche et commence à descendre dans sa gorge. Vous pouvez imaginer non seulement le goût et les pattes arrière qui s'agitent en l'air, mais aussi le chatouillis de ses moustaches au fond de la gorge pendant qu'il grignote la partie molle de votre palais..."

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lundi 3 septembre 2007

"Stephen King" par George Beahm

King"STEPHEN KING. Un nom et un prénom qui en disent long lorsque l'on parle de littérature de terreur. De l'étudiant assis sur un banc au retraité tranquillement calé dans un large fauteuil de cuir, TOUT LE MONDE CONNAIT STEPHEN KING...

Vraiment ?

Carrie, Shining, Le Fléau, Misery, Stand by me, La ligne verte... Bien sûr, tout le monde a déjà lu au moins un livre de Stephen King... Mais savez-vous qu'il vit à Bangor, dans le Maine ? Qu'il passe une bonne partie de ses loisirs derrière une guitare, donnant des concerts endiablés aux quatre coins des Etats-Unis ? Qu'il a fait construire un stade de base-ball pour que ses enfants et tous ceux de Bangor puissent en profiter ? Que Clive Barker le considère comme un grand auteur américain de cette fin de siècle ? Que certaines éditions de ses livres se vendent à plusieurs milliers de dollars ?

Plus de cent articles. Une analyse chronologique de l'oeuvre de King, de Carrie à Insomnie. Des interviews de Stephen King, Tabitha King et Clive Barker... Des textes inédits de conférences tenues par King. une visite guidée de sa propriété à Bangor. Des milliers de renseignements et d'informations jamais publiés."

Sa_modeste_demeureUne bonne petite biographie (un peu vieillotte désormais car publiée en 1996) mais plaisante à lire. Quelques photos en noir et blanc en milieu de poche et biographie coupée en trois volets. La troisième partie est très intéressante car elle regroupe des regards chronologiques des romans du King de Carrie à Insomnie ( 40 critiques).

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jeudi 23 août 2007

"Egon SCHIELE" de Reinhard STEINER

schieleUn bon bouquin attrayant pour découvrir cet artiste autrichien mort en 1918 à l'âge de 28 ans.

Il commença à peindre dès 1905, notamment des autoportraits. Son père décéda cette année-là, et son oncle, qui devint son tuteur, tenta de l'orienter vers une carrière dans les chemins de fer. Avec l'accord de sa mère et l'appui de son professeur de dessin, il entra à l'Académie des beaux-arts de Vienne, où il eut du mal à supporter la tutelle académique de ses professeurs (comme c'est souvent le cas pour les artistes de génie !).

À Vienne, il découvrit cependant un art différent lors d'une exposition d'artistes du deuxième mouvement de Sezession (Sécession en français), plus proche de l'Art nouveau ; en 1907, il rencontre Gustav Klimt, qui s'intéressa à lui et fut pour lui son modèle et son maître. Schiele lui voua une grande admiration, admiration qui fut réciproque de la part de Klimt. Il fit sa première exposition en 1908. À partir de 1913, il participe à de nombreuses expositions internationales.

02_feIl rompit avec Wally Neuzil et épousa Edith Arms le 17 juin 1915, inaugurant ainsi une période moins tourmentée de sa création. Le 28 octobre 1918, sa femme, alors au sixième mois de sa grossesse, décéde de la grippe espagnole. Egon Schiele mourut de la même maladie, trois jours plus tard, le 31 octobre 1918.

Ses œuvres sont nombreuses et remarquables du point de vue du dessin.

standing_male_nude_with_red_loincloth_1914Celui-ci est très net, avec un trait marqué, énergique et sûr, parfois même violent. La connaissance du corps humain qu'a Egon Schiele est d'autant plus remarquable qu'il ne fait pas disparaître le squelette sous la chair, il le dessine dans la logique de ses mouvements et postures et lui donne ainsi trois dimensions, au lieu que ce soit deux, comme c'est souvent le cas chez d'autres artistes. Ses portraits et ses nus sont en outre saisis dans des poses insolites, voire caricaturales, Egon Schiele ayant étudié les attitudes de certains déments dans un asile psychiatrique, ainsi que les positions des marionnettes manipulées, ce qui donne cet aspect « désarticulé » propre à certains de ses personnages et à son art.

Schiele a fait près d'une centaine d' autoportraits le représentant parfois nu, avec un visage desséché et tourmenté, ou affligé d'un strabisme impressionnant, allusion humoristique à son nom de famille: en effet, « schielen » signifie loucher en allemand, et nombre de critiques hostiles à son art n'hésitaient pas à en faire des jeux de mots.

self_portrait_standing_1910Ses peintures provoquaient et provoquent sans doute encore les spectateurs, suscitant chez eux un certain malaise par leur rapport à la mort et à l'érotisme, mais aussi par certaines couleurs verdâtres de la décomposition (source Wikipedia).

C'est donc un artiste immense que je porte au firmament de l'Art aux côtés de Vincent Van Gogh. Comme le Hollandais (qui est mort à la naissance de Schiele en 1890), ce sont principalement des illustrateurs avant d'être peintres. La seule différence étant dans la définition du trait. Schiele est plus "ligne claire" tandis que Van Gogh est "hâché" !

Portrait_of_Eduard_Kismack_with_Raised_Left_Han

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jeudi 5 juillet 2007

Céline "Ca a débuté comme ça" de Pascal Fouché

FouchePrésentation de l'éditeur
Louis-Ferdinand Destouches dit Céline est l’un des écrivains majeurs du XXè siècle, mais quarante ans après sa mort (le 1er juillet 1961) il reste encore l’un des plus controversé. Cette situation particulière, il la doit à la qualité reconnue de son oeuvre littéraire et aux positions qu’il a prises, revendiquées et pour lesquelles il a été condamné après la Seconde Guerre Mondiale.

Quatrième de couverture
« C'est le prix Goncourt dans un fauteuil pour l'heureux éditeur qui saura retenir cette oeuvre sans pareil », prévient Louis-Ferdinand Destouches en proposant, en 1932, le manuscrit de Voyage au bout de la nuit. Robert Denoël ne s'y trompe pas et accepte d'emblée de le publier, sous le pseudonyme de Céline. Les uns crient au génie, face à l'étonnante nouveauté du style, les autres haïssent le nihilisme outrancier de l'écrivain et ce langage hydride qui mêle langue classique et parler populaire. Malgré tout, Céline poursuit sa double vie; médecin, il soigne les pauvres des banlieues, écrivain, il s'arrange avec ses souvenirs, « en trichant comme il faut », et donne Mort à crédit. Mais bientôt, à la grandeur lyrique des romans succèdent de violents écrits politiques, anticommunistes et antisémites. La puissance de l'oeuvre est entachée de scandale. Si la trilogie allemande (D'un château l'autre, Nord et Rigodon) achève de faire de Céline un formidable inventeur de la langue française, non pas « un homme à idées mais un homme à style », le personnage, comme l'oeuvre, reste multiforme. C'est ainsi que Pascal Fouché a choisi de l'approcher.

LF_celineUne biographie riche en renseignements divers sur l'ermite de Meudon. Nombreuses illustrations, extraits de manuscrits, critiques, lettres.... bref un bon petit bouquin pour approcher l'univers de Céline avant d'entamer "Le voyage au bout de la nuit". Je rentre dans mon cycle Célinien... ça faisait longtemps !...

P.S : suis en vacances ! Bientôt de retour avec des commentaires alléchants !

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mardi 12 juin 2007

"Conversations avec Simenon" de Francis Lacassin

simenonPrésentation de l'éditeur
Bien qu'il ait donné de nombreuses interviews, Georges Simenon a sans doute trouvé en Francis Lacassin son interlocuteur idéal. Pour la première fois, le créateur de l'immortel commissaire Maigret se confia ainsi sur des sujets tels que la parapsychologie, évoquant de nombreux aspects de son oeuvre moins connus du grand public. Un témoignage précieux.

Quatrième de couverture
Interlocuteur et éditeur de Simenon depuis 1969, Francis Lacassin s'est attaché à explorer les aspects méconnus de la vie et de l'oeuvre de cet écrivain lu dans plus d'une centaine de langues et dialectes. Il nous révèle les écrivains que Simenon adorait : Jack London, Robert Louis Stevenson, le poète Paul Fort, ainsi que ses maîtres en journalisme : Joseph Kessel, Henri Béraud, Géo London... Rouletabille ! et surtout Eugène Merle, qui voulut lui faire écrire un roman en sept jours et sept nuits, enfermé dans une cage de verre devant le Moulin-Rouge. Simenon entrouvre même à Lacassin son jardin secret : un jardin magique où Dieu a moins d'éternité que les insectes et moins d'importance que les « pouvoirs secrets de l'homme ».

Simenon_bisJe reviens encore et toujours à cet hercule de l'écriture. Simenon est et restera toujours l'archétype du romancier et remet l'écrivain à sa vraie place... c'est un artisan avant un intellectuel ! Ces conversations sont une petite mine d'or pour les modestes amoureux de Simenon dont l'adage était "Comprendre et ne pas juger".Ex_libris Simenon s'efforçait de dénoncer les vils desseins de certains hommes (et femmes) cachés sous une épaisse couche de respectabilité, de bourgeoisie et de fausse humilité... la recherche de "l'homme nu".

Une biographie agréable et concise de Simenon.

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vendredi 1 juin 2007

"Les fantômes du chemin des dames" de Gérard RONDEAU

51ZFGJ9RBBL__SS500_Présentation de l'éditeur
Un travail photographique nourri d’archives né de 15 ans d’amitié. Images d’une vie, de rencontres, d’une œuvre, du temps qui passe. Et en filigrane, toujours, le presbytère, lieu de retraite, d’histoires, de vie et de mort, ses collections, ses trésors, sa mémoire, vive et douloureuse, comme autant de portes ouvertes sur Gibeau. Mais aussi la guerre qu’on appela la Grande, ses lieux mille fois arpentés, ses croix de bois, ses paysages qui portent le poids d’une mémoire omniprésente, une guerre croisée et jamais quittée telle une quête obsessionnelle sur le chemin des Dames. Des photographies documentées et légendées, soulignées par des textes, inédits ou non, d’Yves Gibeau ou de ceux qui l’ont connu et aimé… pour un voyage dans les pas de Gibeau, dans un univers balayé par les traces de la Der des Ders.
Yves Gibeau est né en 1916 à Bouzy, dans la Marne. Auteur de nombreux livres, dont Le Grand Monôme, Les Gros Sous ou La Ligne droite, il est surtout célèbre pour son roman Allons z’enfants (300 000 exemplaires vendus dès sa parution en 1952), adapté à l’écran par Yves Boisset en 1970. Son dernier livre Mourir idiot (1988) retrace sa vie et sa retraite dans son presbytère, à Roucy, où il restera jusqu’à sa mort en 1994. Ce passionné de sport, grand collectionneur, marqué par sa région, la littérature, le cinéma, arpentera toute sa vie le chemin des Dames. Il aura laissé dans le milieu littéraire et journalistique une empreinte indélébile.

L'auteur vu par l'éditeur
Reporter et portraitiste, Gérard Rondeau collabore avec la presse française et internationale depuis de nombreuses années. Expositions en France et à l’étranger, livres, presse, un talent polyvalent. Il a publié, aux Éditions du Seuil en 2001, L’Échappée libre. Gérard Rondeau a partagé de nombreux moments des quinze dernières années de la vie d’Yves Gibeau, a photographié leurs promenades, les rencontres avec d’anciens amis (Robert Doisneau, Roger Grenier…), d’autres écrivains (Bernard Noël, Jean Vautrin) ou des cinéastes (Lucas Belvaux, Yves Boisset) ; il a refait avec Gibeau l’itinéraire de sa vie, ensemble ils ont été sur les champs de bataille, traversé la Champagne…Depuis le décès de Gibeau, en 1994, Gérard Rondeau veille sur son presbytère. Il rend aujourd’hui hommage à ce grand romancier habité par la guerre en une photobiographie subjective et passionnée.

Coup_de_coeur

Un livre qui m'a profondément marqué ! Trouvez-le... achetez-le mais, par pitié, ne passez pas à côté ! Une biographie pleine de nostalgie, de mélancoliques photos... un grand écrivain qu'Yves GIBEAU, trop méconnu du grand public hélas.

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vendredi 30 mars 2007

"La vache enragée" de Léo Malet

"cov_la_vache_enrageeLéo Malet (1909-1996) a toujours été passionné de mystères. Né à Montpellier d'un père employé de commerce et d'une mère couturière, il est élevé par son grand-père, tonnelier de son état, qui l'initie au socialisme de Jean Jaurès et à la littérature de Victor Hugo, de Maurice Leblanc et d'Alexandre Dumas. A huit ans, il écrit ses premiers romans ; à seize, il vit à Paris de petits boulots et de chapardage et se produit comme chansonnier au cabaret de La Vache enragée. André Breton l'introduit auprès des surréalistes et l'encourage à publier ses poèmes (Ne pas voir plus loin que le bout de son sexe, 1936; L'Arbre comme cabane, 1937; ...Hurle à la vie, 1939). Déporté dans un camp de travail allemand, il revient à Paris huit mois plus tard et aborde le roman policier par des chemins buissonniers, servi par une plume acérée et des penchants libertaires. Il commence à publier des " polars " à l'américaine sous les pseudonymes de Frank Harding et Léo Lartimer. C'est en 1943 qu'il signe sous son vrai nom 120, rue de la Gare, la première enquête de Nestor Burma, un " détective de choc " qui lui ressemble (signes particuliers: libre et aventurier) et qui lui survivra. Léo Malet est mort le 3 mars 1996, laissant une oeuvre placée sous le double sceau de l'humour et de la poésie. Cette nouvelle édition en quatre volumes des romans de Léo Malet suit pas à pas la biographie fictive de Nestor Burma. Le lecteur découvrira en lui l'un des personnages les plus originaux de toute la littérature policière."

Si vous êtes un adepte des aventures de Nestor Burma (les livres, pas la série télé toute pourrie !!!) et de Léo Malet en général, cette autobiographie de l'auteur est indispensable. On y rencontre un Paris qui n'existe plus, les foyers anarchistes, de nombreuses illustrations et photos... bref un régal pour le fan !

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dimanche 25 mars 2007

Lettres à Théo

2070714489On ne peut réellement aborder la biographie de Van Gogh sans lire ses lettres à son frère.
Une mine de renseignements sur la religion, les femmes, l'Art, les doutes, la peinture, la raison d'être... un ouvrage qui révèle surtout le talent d'écriture de Vincent en plus de son art... c'était un génie, que voulez-vous !!!

C'est en constatant l'amour entre les deux frères à travers les 668 lettres que la veuve de Théo demanda le transfert du corps de son époux (décédé 6 mois après Vincent, en 1891) auprès de la tombe de Vincent à Auvers. Le transfert eu lieu en... 1914 !

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