Les lectures d'Oggy

Mes lectures et films au gré de mes journées....

lundi 16 juin 2008

"L'échiquier du Mal" de Dan Simmons

Echiquier_1Echiquier_2

Tome 1 : "Ils ont le Talent. Ils ont la capacité de pénétrer dans notre esprit pour nous transformer en marionnettes au service de leurs perversions et de leur appétit de pou- voir. Ils tirent les ficelles de l'histoire. Sans eux le nazisme n'aurait peut-être jamais existé, et nombre de flambées de violence, tueries, accidents inexpliqués n'auraient peut-être pas ensanglanté notre époque. Car ils se livrent aussi entre eux une guerre sans merci, selon des règles empruntées à celles des échecs. Ce sont des vampires psychiques."

Tome 2 : "Ils ont le Talent. Capables d'imposer leur volonté à quiconque, ils ont entamé il y a plus de cinquante ans une gigantesque et meurtrière partie d'échecs à l'échelle mondiale, entraînant dans leur sillage sanglant d'innombrables victimes, brisant avec délice les destinées, festoyant de la souffrance et de la mort. L'humanité entière ne constitue pour eux qu'un gigantesque terrain de jeu, propre à satisfaire leur irrépressible soif de pouvoir et de destruction. Mais peut-être ce jeu est-il allé trop loin. Car vient un temps où toute victime finit par se rebeller."

Coup_de_coeur

Il est extrêmement difficile de résumer une oeuvre si complexe.

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Des personnes possèdent le Talent. Ils peuvent prendre le contrôle total de votre cerveau et vous faire commettre les pires bassesses. Saul Larski a été « pénétré mentalement» par un Oberst durant sa détention à Chelmno, le tristement célèbre camp d’extermination nazi. Devenu psychiatre, il va retrouver son ancien bourreau et tenter d’annihiler tous ces vampires du psychisme, responsables des maux du vingtième siècle. Assassinats politiques, guerres, homicides, viols… un groupe de deux femmes et un homme se retrouve à Charleston. Ils comparent leurs Festins communs (l’assassin de Kennedy, Charles Manson…) et le macabre commence ! Ils s’entretuent et la guerre de position s’installe. C’est tout un univers qui se met en place sur l’échiquier mondial : FBI, police, show-business pornographique, nazisme, politiciens véreux sur fond de crimes et de violences sexuelles. Des flash-back sur l’Holocauste remontent à la surface, notamment la cruelle partie d’échecs avec des prisonniers. L’ensemble est glauque, morbide, horrifique, violent et surtout palpitant. Ce roman est un thriller d’espionnage fantastique, un mixage de Grisham et de Thomas Harris. C’est noir comme du polar, rouge comme de l’épouvante et efficace comme du John Le Carré. Composé d'un prologue, de trois livres divisés en 78 chapitres et d'un épilogue, c’est un roman fleuve écrit avec mæstria. Le Talent permet aux personnages du roman qui en sont dotés de s'insinuer dans l'esprit d'une personne, de la contrôler, de la conditionner et de la manipuler. Le Talent donne alors un pouvoir absolu sur autrui.

Roman très ambitieux. Construction des chapitres irréprochable. Alternance des personnages et des lieux, trames, meurtres sous contrôles mentaux, alliances diverses, mensonges, trahisons, sexe… l’ensemble forme une farandole infernale et notre esprit se repaît de ces intrigues où Saul Laski est le rouage central. Le conflit israélo-palestinien est sous-jacent et ce sont des cultures qui s’affrontent : le déclin capitaliste de l’Amérique, la vieille Europe traditionnelle et la nation combattante israélite. Mossad contre FBI. FBI contre police. Hommes de l’ombre qui se partagent l’échiquier mondial du Pouvoir sous forme de Jeu. Cruauté des interrogatoires et méthodes expéditives vous donnent la nausée. Simmons ne plaisante pas avec le lecteur. Vous devenez un pion et c’est sans doute le but recherché. L’auteur nous trimballe en Europe, à Israël, au Mexique, aux Etats-Unis ; nous faisons connaissance avec les armes utilisées, les méthodes « liquidatrices », les milieux intégrites religieux… bref c’est tout un univers qui enfle au fil des 1100 pages et qui se gangrène par l’action des personnages sur différents plans : Laski et Preston d’un côté et les Barent, Harod, Borden, Fuller, Sutter et Kepler de l’autre. Nous visualisons les situations par attaques simultanées et temporelles de 1980 à 1981. Le scénario peut ressembler à Jackie Brown de Tarantino car le texte est vivace et le suspens d’une ampleur rare. La violence s’insinue parmi les protagonistes, les combinaisons se mettent en place. L’agent du FBI Haines ne lâche rien et traque ses proies pour le compte du milliardaire Barent. Laski et Preston tiennent Harod de leur côté. Mais ce sont les épisodes finaux à Dolmann Island les plus envoûtants. Des plans des Chasses du comte Zaroff me reviennent en mémoire ainsi que certains paragraphes du Son du Cor de Sarban. Un roman incroyable et magistral. Je lirai encore du Simmons… et plutôt deux fois qu’une !

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dimanche 11 mai 2008

"Les vents du temps" de Chad Oliver

Les_vents_du_temps"ALORS PEUT-ETRE QUE L'HOMME, UN JOUR DEVIENDRAIT AUTRE CHOSE QU'UN ANIMAL EN VOIE D'EXTINCTION..."

Réussi à atteindre péniblement la 42ème page ! Après j'ai décroché et me suis évanoui...

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lundi 31 mars 2008

"Les meilleurs récits de Weird Tales, tome 3" de Jacques sadoul

Weird_3Troisième anthologie offerte par mon ami Fantasio ! La période concernée consacre les années 1938 à 1942. C'est la fin des grands textes de Weird Tales. Lovecraft et Howard sont morts et Matheson ou Bradbury ne sont pas encore apparus pour la relève.

L'ombre sur l'écran de henry Kuttner est une nouvelle d'épouvante qui se passe dans le milieu du cinéma. Le maître de la torture est présenté dans un petit cinéma de Beverly Hills en avant-première. Le producteur est mécontent. Un critique lui parle alors d'un film fantastique le plus horrifique qui soit. Il est inconnu du public et peu l'ont vu. Le producteur est intrigué et se déplace chez le réalisateur. Esclave des flammes de Robert Bloch ne m'a guère passionné ainsi que La maison de l'extase de Ralph Milne Farley. Anecdote sur l'auteur qui fut sénateur de l'état du Wisconsin ! Son récit par contre est moyen.

Tout au fond de Robert Barbour Johnson est lovecraftien et se passe dans le métro new-yorkais. Récit très original malgré quelques longueurs narratives. Le jardin d'Adompha de Clark Ashton Smith est une nouvelle talentueuse dans le domaine de la fantasy. La nymphe des ténèbres de Catherine L. Moore et Forrest J. Ackerman est la rencontre entre un terrien et une vénusienne. Celle-ci est poursuivie par un étrange gardien.

La déesse de Zion de David H. Keller et Routes de l'indémodable Seabury Quinn sont des récits sans importance et mineurs. A oublier très vite !

L'hydre de Henry Kuttner présente les dangers de l'occultisme. Le tueur fantôme de Fritz Leiber est remarquable d'efficacité. Celui-ci termine ce recueil avec brio.

Moins bonne anthologie des trois. Je vous conseille surtout le deuxième volet dont les textes sont accrocheurs, variés et d'excellente qualité littéraire.

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vendredi 28 mars 2008

"Les meilleurs récits de Weird Tales, tome 2" de Jacques sadoul

Weird_2La période 1933-1937 est assurément la meilleure qu'ait connue le magazine. Cette anthologie couvre une période de cinq années, celle où parurent les textes les plus importants. Hélas Robert Howard se suicide en 1936 et Lovecraft meurt en 1937. Weird Tales ne s'en remettra pas !

La mort d'Ilalotha de Clark Ashton Smith. Les obsèques d'Ilalotha, dame d'honneur de la reine veuve Xantlicha, sont l'occasion d'une débauche de luxure, d'orgies obscènes. Thulos, l'amant de la reine, se penche sur la gisante lorsque le corps lui murmure un rendez-vous à minuit dans son tombeau. Nouvelle de genre Fantasy qui se termine dans le macabre. Très bon récit.

Hors du temps d'Hazel Head. Ce texte est le synopsis d'une femme entièrement révisé par Lovecraft. Histoire éculée d'une momie dans un musée. Par contre Le juge suprême de J. Paul Suter est très intéressant. Il relate la tyrannie d'un juge anglais qui refuse la grâce d'un enfant de huit ans promis à la potence. Celui-ci avait lancé un caillou à la figure du magistrat. Un homard grillé le sauvera !

Les graines d'ailleurs d'Edmond Hamilton est un classique qui rappelle l'atmosphère d'un conte de Creepshow. Une météorite tombe dans le jardin d'un peintre. La déesse de saphir de Nictzin Dyalhis. Auteur étrange car archéologue de profession, principalement sur l'étude de la culture aztèque. L'écriture n'était qu'un délassement passager. Et quel dommage ! Ce récit est de la fantasy pure. Un homme, tenté par le suicide, retrouve un royaume dont il est le seigneur roi Karan. Un maléfice l'avait envoyé sur Terre, amnésie totale sur son passé d'autre-monde.

On retrouve notre indétrônable Seabury Quinn dans La farce de Warburg Tatavul. Nouvelle inintéressante et ennuyante. J'ai vite décroché  avant de dévorer le récit suivant d'un écrivain célèbre : Robert Bloch ! Le futur auteur de Psychose est alors un débutant et admirateur fidèle de Lovecraft. Le rôdeur des étoiles est dédié au solitaire de Providence. Il apparaît sous les traits de l'occultiste Prinn. La maison même de Lovecraft est décrite. HPL écrira à son tour The Haunter of the Dark où Robert Blake (alias Robert Bloch) meurt sous d'atroces souffrances. Le chat-tigre de David H. Keller est délicieusement horrifique. Un homme achète une vieille maison en Italie. Une lourde porte est fermée dans le sous-sol. Il parvient à trouver la clé de cette cave et y pénètre. Vingt hommes aveugles sont enchaînés contre des piliers et sont affamés par une femme tigresse. Ce sont tous des anciens propriétaires de la villa.

Psychopompos de Lovecraft est un long poème tandis que La citadelle écarlate de Robert E. Howard est un des meilleurs récits de Conan le Cimmérien, roi d'Aquilonie. C'est ma première histoire de Conan et je suis conquis par le style de Howard. Les descriptions de batailles sont fabuleuses et les effets gigantesques. Prose très vivante. Tant mieux car je possède Fureur Noire du même auteur chez Marabout !

Encore une bonne anthologie pour passer une excellente soirée, engoncé dans un oreiller moelleux. Je me suis encore régalé et en redemande... Allez zou !... Le tome trois !

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mercredi 19 mars 2008

"Les coucous de Midwich" de John Wyndham

Midwich"Rien n'avait préparé la paisible bourgade anglaise de Midwich à rester isolée du monde, une nuit entière,par un réseau de forces invisibles. Tout ce qui respirait y perdit conscience. Et le lendemain, Midwich retrouva son calme séculaire, comme si rien ne s'était passé. Mais bientôt, toutes les femmes, même les jeunes filles, découvrirent qu'elles étaient enceintes. Neuf mois plus tard elles donnèrent naissance à trente garçons et trente filles, remarquablement beaux et forts, quoique leur peau eût des reflets métalliques et que leurs yeux fussent dorés. Il fallut pourtant attendre leur entrée à l'école pour comprendre quel danger fantastique ils représentaient."

Coup_de_coeur

A Midwich tout s'arrête à 22h17 un 26 septembre. Dans un rayon de trois kilomètres, tout ce qui respire s'endort. Les autorités restent confondues. A dix mille pieds, des avions prennent des clichés tandis que des hélicoptères testent, avec des furets en cage, la délimitation de la zone.

A l'épicentre on observe une forme ressemblant au dos d'une cuillère. Est-ce un dôme de protection ? Le lendemain, tout revit. L'engin suspect s'est envolé. Les gens se réveillent, froids, les jambes lourdes et déboussolés. On déplore onze accidents mortels. Cette journée est appelée "le jour noir".

Quelques mois après, la femme de Gordon Zellaby, un érudit lettré, signale par correspondance qu'elle est Wyndhamenceinte ! La communauté s'aperçoit que toutes les femmes en âge de procréer attendent un enfant. Le village se réunit sous l'impulsion de Mrs Zellaby pour rassurer les femmes inquiètes de cette situation anormale.

Tout d'abord je fus surpris par l'extraordinaire prose de Wyndham ! Un riche vocabulaire, de belles tournures au service d'une action soignée et quasiment théâtrale !

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vendredi 22 février 2008

"Les meilleurs récits de Weird Tales, tome 1" de Jacques sadoul

Weird_1Anthologie des meilleurs récits parus dans Weird Tales de 1925 à 1932. Mon ami Fantasio m'a gentiment offert le tome 3, m'obligeant ainsi à commander les deux autres ! Mais ce ne fut que misérable et vile vengeance tellement je me suis régalé à la lecture de ce bouquin initié par Jacques Sadoul. Tous les genres se mélangent pour notre plus grand plaisir... mais place aux auteurs et aux treize textes réunis dans ce premier volume.

L'empire des Nécromants de Clark Ashton Smith est plutôt dans le genre Fantasy et est sans intérêt.

La chose dans la cave de D.H. Keller donne dans une terreur aux nuances subtiles. Depuis sa plus tendre enfance, un enfant a une peur terrible de la cave de sa maison. Un bon récit mais qui nous laisse sur notre faim. Les chiens de Tindalos de Frank Bellknap Long Jr est merveilleusement narré. Un homme défie le temps et s'attire les foudres de créatures de mondes parallèles.

Le père de Conan le Cimmérien, Robert E. Howard, avait créé avant lui le personnage du roi Kull de Valesia. Dans Les miroirs de Tuzun Thune Kull rencontre un mage aux mystérieux miroirs... où se mirer deviendra votre perte.

Seabury Quinn fut l'auteur favori du public de Weird Tales. Il publia 200 textes dans les 279 numéros de la revue. La malédiction des Phipps met en scène le personnage clé de Quinn, le Dr Jules de Grandin de la Sûreté Générale et de la Faculté de Paris, à la phrase célèbre : "par la barbe d'un bouc vert" ; il eût été sacrilège de l'en priver ! Une malédiction touche les Phipps. La naissance d'un enfant signe l'arrêt de mort de tous les Phipps qui descendent de Joshua Phipps, de la colonie du Massachussetts. Récit qui ne m'a guère emballé je dois dire !

Dépêche de nuit de H.F. Arnold me rappelle un peu "Brume" de Stephen King tandis que nous abordons une ambiance orientale avec Le présent du rajah de E. Hoffmann Price. Un rajah demande à son fidèle serviteur son souhait le plus cher afin de le recompenser de loyaux services. Celui-ci ne désire qu'une chose : avoir une procession digne d'un souverain malgré les risques d'assassinat encourus par une foule comploteuse.

Le huitième homme vert de G.G. Pendarves est un des plus populaires récits parus dans Weird Tales puisqu'il fut publié à trois reprises à la demande des lecteurs. L'auteur est une femme et donna vingt récits à la revue. Récit excellent et original. Mériterait de figurer dans un Marabout. L'île inconnue de Clark Ashton Smith (déjà cité) relate la curieuse mésaventure d'un naufragé sur une île... imaginaire ?

Le Dieu monstrueux de Mamurth d'Edmond Hamilton se passe dans le Sahara. Un archéologue venu explorer le désert pour découvrir des ruines carthaginoises raconte son histoire aux deux hommes qui l'ont secouru. Il trouva une inscription phénicienne où un terrible avertissement est gravé : "La cité de Mamurth est source de mort". Bon récit mais le Dieu est nettement pompé sur le mythe de Cthulhu ! 

Sous la tente d'Admunsen de John Martin Leahy est relatée par le journal d'une expédition polaire en Arctique. C'est une ambiance à la "The Thing" et je me demande vraiment si le scénario ne s'en inspire pas ! Récit fichtrement bon ! La piste très ancienne d'H.P. Lovecraft est un poème. Le maître de Weird Tales nous distille quelques vers malsains et... abominables ! La femme du bois d'Abraham Merritt est le seul récit publié de cet auteur dans Weird Tales.

Anthologie savoureuse et variée dans les choix. Mes préférences vont surtout vers "La chose dans la cave", "Les chiens de Tindalos", "Dépêche de nuit", "Le huitième homme vert"," L'île inconnue" et "Sous la tente d'Admunsen". Encore deux volumes sous la main !!! Cruauté que la vie !

P.S : je me suis renseigné pour la nouvelle adaptée au cinéma pour "The Thing" et ce fut celle de 1934 par John W. Campbell, éditeur de la revue Astounding Stories. Le récit est : Who Goes There ? chef-d’œuvre de la nouvelle de science-fiction qui donnera lieu à deux adaptations cinématographiques : une première en 1951 que l’on doit à Howard Hawks et Christian Nyby, "La Chose d'un autre monde" (The Thing from Another World), et "The Thing" de John Carpenter en 1982. La version de Carpenter est l’adaptation fidèle de la nouvelle de Campbell.

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mardi 19 février 2008

"La fourmilière suivi de Matriarchie" de Robert Bloch

Fourmiliere"On a souvent dit, et non sans raison, que Robert Bloch était le plus grand écrivain américain de littérature fantastique après Lovecraft. S'il est également célèbre en tant qu'auteur d'oeuvres policières, d'ailleurs très souvent à la limite du fantastique, sans doute le connait-on moins en tant qu'auteur de science-fiction. Pourtant, lorsque Bloch met en oeuvre son intarissable imagination démoniaque pour « broder » sur le thème de réalités bien actuelles (ici, l'explosion démographique dans le premier des deux courts romans qui constituent cet ouvrage et l'émancipation de la femme dans le second), il nous transporte dans un avenir atrocement vraisemblable, en des pages dignes de ses plus grands récits policiers ou d'horreur."

Dieu que j'aime cette couverture ! Neo a su fasciner des lecteurs par leurs illustrations intenses et fascinantes. C'est par le biais de mon ami Fantasio que je me suis décidé à acquérir cet ouvrage même si sa critique est virulente. Avec La Fourmilière, Bloch nous présente une ville (Chicagee) au nombre effarant de 38 millions d'habitants. La surpopulation oblige les célibataires à ne vivre que dans une pièce unique (un peu comme la piaule de Bruce Willis dans Le Cinquième Elément). Les transports en commun se résument à des commutrains, vastes wagons sans ouvertures. Le héros ne se plaint guère car il a la chance de n'être qu'à 60 bornes de son boulot ! Certains (les couples) se trouvent à plus de 120 km puisque les deux-pièces sont rares. Le personnage principal dénommé Harry Collins débute ses péripéties en 1997 et l'histoire s'achève en 2065.

C'est nettement et profondément décousu voire inachevé ! Les passages ont des liaisons et cohérences très faibles. Nous évoluons dans des spasmes grammaticaux, de descriptions orwelliennes en complot gouvernemental. L'ensemble suinte une resucée de Soleil Vert, de 1984, du Meilleur des Mondes avec une touche de Brazil. Robert Bloch donne l'impression de mélanger plusieurs idées ou concepts avant de les balancer en vrac sur le papier ! En ce sens, ce livre pourrait être écrit par du Brussolo !

De l'année 2000, nous faisons un bond soudain en 2012 ! Harry est devenu vacher ! J'ai laissé tomber la lecture à la quatre-vingt-et-unième page ! Pas eu le courage de poursuivre avec Matriarchie. Remis le Neo à côté de ses partenaires ! Un Bloch franchement pitoyable.

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dimanche 27 janvier 2008

Le livre d'or de la science-fiction ALAIN DOREMIEUX

Doremieux"Alain Dorémieux, né en 1933, a été rédacteur en chef de Fiction de 1958 à 1974 et l'est redevenu en 1980. Critique, traducteur, anthologiste et directeur de collection, il a joué un rôle central dans les combats de la science-fiction française et son talent d'auteur a été rejeté au second plan. Bien à tort. Depuis plus de vingt-cinq ans, il nous livre au compte-gouttes une oeuvre rare, précieuse, entièrement composée de nouvelles courtes où la qualité de l'écriture ne faiblit jamais. Ses personnages sont des romantiques, prêts à se laisser fasciner par des femmes de rêve, mystérieusement séduisantes et secrètement dangereuses. Un univers de charme et de mort."

Pour ne rien vous cacher, j'ai assez vite décroché ! Ce n'est plus trop mon genre de littérature hélas ! Les effets sont basiques et je me suis donc vite désintéressé de ce livre.

J'y reviendrai sans doute un jour car le style est bon néanmoins. Mais après Bradbury, il est dur d'y trouver une satisfaction !

Pas trouvé de lien pour ceux qui désirent l'acheter !

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jeudi 17 janvier 2008

"Les vents de Gath" de E.C TUBB

Tubb"DUMAREST : l'homme qui cherchait le chemin de la terre.
 

Sur Gath, lorsque souffle la tempête, on peut entendre les harmonies célestes.  Mais Gath est un cul-de-sac, un monde mort, en fin de ligne. Le voyageur qui l'aborde n'a guère de chance d'en repartir un jour. Surtout s'il voyage En Bas, sans protection contre les tortures de l'espace et du temps, abandonné à la souffrance qui règne entre les étoiles. Comme Dumarest, l'homme qui dit venir de la Terre, cette planète mythique dont le nom suscite les sourires narquois, ce prétendu berceau de l'humanité perdu entre les torrents de soleil, quelque part dans la galaxie.

Sur Gath, le destin de Dumarest se joue entre les intrigues de la Matriarche de Kund, Sime, l'homme qui traverse l'espace avec sa femme morte, le pervers Prince d'Emmened, seigneur des douleurs et du plaisir et Dyne le Cyber, serviteur du Cyclan, le cerveau inhumain et cryptique qui se dissimule derrière tous les pouvoirs."

Contient le roman de Tubb, "Sombre Interlude" de Reynolds et Brown et "Bile à Gogo" de C.D Simak. Le récit de Tubb est du domaine du space-opera. Dumarest est une sorte de vagabond de l'espace, qui erre de planète en planète à la recherche de la Terre, sur laquelle il est né mais dont nul ne se souvient, sinon ceux qui la tiennent pour une pure légende. C'est donc une série dont "Les vents de Gath" est le premier volume (1967). Gath est un monde mourant, qui a cessé de tourner sur lui-même et que balayent périodiquement d'effroyables tempêtes. Un cul-de-sac pour les voyageurs désargentés comme Dumarest, dominé par un régime matriarcal.

La couverture de Bilal est superbe... mais donnons-nous la peine d'explorer le récit. Dumarest sort d'un voyage temporel à bord d'une cellule de vie (en état de congélation), sa destination étant Broome. Hélas, un affrètement détourne le trajet initial et notre héros se retrouve à Gath. "Le cycle du jour et de la nuit n'existait pas sur Gath. En permanence, le globe bouffi du soleil jetait par-dessus l'horizon son regard menaçant, et donnait à la mer de plomb la couleur du sang. Vers l'est, c'étaient les ténèbres, froides, mystérieuses. Entre la lumière et l'obscurité s'étendait une bande de terre où la température était supportable, mais il n'y avait qu'ici, sur ce monde détrempé, qu'elle touchait à la fois le continent et l'océan."

Gath est un monde mourant. Un complot se dévoile peu à peu. C'est bien écrit et dynamique. Bien aimé ce bouquin.

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jeudi 6 décembre 2007

"Il faudra bien se résoudre à mourir seul" de J.P Andrevon

Andrevon"Cet homme est enfermé avec dix femmes dans un bunker inexpugnable. Celui-là est le Gardien d'une Terre désertée par ses habitants. Cet enfant perdu n'a, pour l'élever, qu'une tribu de robots domestiques retournés à la sauvagerie. Cette femme arpente désespérément une France vide, à la recherche d'un compagnon. Cet autre homme a pour domicile Paris, un Paris livré aux animaux...

Cataclysme brutal ou fin du monde rampante, isolement volontaire ou plongée dans une expérience hors du commun, huit situations qui ont un dénominateur commun : la solitude.

Et huit personnages qui, à travers huit nouvelles sarcastiques ou tendres, poétiques ou dramatiques, drôles ou oniriques, ne peuvent avoir que cette certitude : il faudra bien se résoudre à mourir seul."

Bon ! Bien ! Bref ! J'ai laissé tomber au bout de quarante pages. C'est con. C'est outrancier. C'est mal écrit. C'est vulgaire. C'est répétitif. C'est grossier. C'est lourd. Ca donne mal à la tête. Ca ne parle que de baise toutes les trois lignes. C'est atroce à lire. L'impression générale est de perdre son temps à lire cette sous-merde !

Point positif : l'illustration est très accrocheuse !

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