lundi 7 juillet 2008
"La nuit déchirée" de Mick Garris
"Charles Brady et sa mère sont constamment en train de déménager. Ce sont des ‘Sleepwalkers', créatures à moitié humaines, félines et reptiles. Ils ont la capacité de se rendre invisibles. Les chats domestiques sont leurs pires ennemis.
Les mâles se nourrissent du sang de jeunes vierges en leur faisant l' amour. Ils transmettent la nourriture aux femelles en leur faisant l' amour. Charles Brady et sa mère étant vraisemblablement les derniers Sleepwalkers en vie, ils ont une relation incestueuse.
Dès leur déménagement dans l'Indiana, Charles fait du charme à une amie de classe, Tanya Robertson…"
Scénario de Stephen King pour ce film de série B sorti en 1992. Film sympatoche dont le mérite principal est de faire découvrir quelques guest stars, dont King lui-même (qui joue le rôle d'un entrepreneur de pompes funèbres). Vous verrez Joe Dante, Tobe Hooper, Clive Barker, Ron Perlman et le héros de Star Wars Mark Hamill. L'héroïne est bien gaulée, le sang coule comme il se doit, les effets spéciaux assez réussis.
Vous l'aurez compris que ce n'est pas le film du siècle malgré l'affiche l'annonçant comme "le nouveau cauchemar de Stephen King" ! Permet de passer une bonne fin de soirée (entre 23h00 et 1 heure du mat) avant de se plonger dans les draps. Si vous avez la phobie des chats, ce film est pour vous...
dimanche 6 juillet 2008
"L'abominable Dr Phibes"
"Le docteur Phibes ne peut pardonner la mort de sa femme, survenue au cours d'une opération chirurgicale. Reproduisant les plaies d'Egypte, relatées dans la Bible, il commence à supprimer les chirurgiens qu'il juge responsables. Piqûres d'insectes, morsures de chauve-souris opèrent leur oeuvre macabre..."
Que faisait donc mon acteur favori dans cette sombre bouse ? Une merde incommensurable. Un bide sidéral. Un navet innommable. Un gâchis de pellicule ! Déjà le prologue laisse entrevoir le pire : nous apercevons un homme de dos, vêtu entièrement de noir (ça nous rappelle L'homme au masque de Cire) faisant ses gammes sur un gigantesque orgue électrique. A ses côtés, un orchestre composé d'automates joue un air à deux balles tandis qu'une femme pénètre dans le salon. Elle aussi est une merveille d'absurdité. Costumée façon Metropolis, elle danse avec l'homme. Peu après il retourne vers son instrument et l'ensemble homme-tabouret-orgue descend dans le sol. Le ton est donné !
Des meurtres inexplicables de médecins affolent la police. Les deux inspecteurs sont évidemment grotesques à souhait. Oh et puis à quoi bon s'emmerder à faire un résumé ! Visionnez la scène d'ouverture ci-dessous : tout est là !
Ouverture :
dimanche 29 juin 2008
"Hitler's madman" de Douglas Sirk
Le post de Blogart (lien à droite) concernant "Les bourreaux meurent aussi " de Fritz Lang sur l'assassinat de Heydrich fut l'objet d'un débat passionnant. "Hitler's Madman" fut donc cité en parallèle. J'ai revu ce film hier soir et mon impression est négative. Pourquoi ?
C'est assez simple et je suis catégorique à ce sujet. D'un côté, l'Histoire nous a montré un homme froid, cultivé, ancien officier de marine et suppléant brutal de Himmler : Reinhard Heydrich ! Directeur du RSHA, Reichsprotektor en Bohême-Moravie et organisateur de la Solution Finale. Mort le 4 juin 1942 à la suite d'un attentat. Les représailles furent terribles. Anéantissement du village de Lidice le 10 juin 1942. Déportations, crimes, fusillades.
Et puis ce film ! Le personnage d'Heydrich est convaincant. Le reste est grotesque. Himmler est présenté comme un homme gros, les hommes de main du Protecteur de Bohême sont stéréotypés comme de vulgaires bouchers ; on y trouve un romantisme niais à la Clark Gable pour le héros résistant et sa gonzesse (qu'il enterre d'ailleurs lors de leur fuite), les habitants sont grossiers, le maire de Lidice ne songe qu'à se goinfrer et est à la solde des allemands. La scène de l'attentat est bucolique mais surtout la scène des hommes fusillés frise le patriotisme outrancier. Franchement, je ne serais jamais adepte de ce genre de film hommage ; ça ne rend pas honneur à la Résistance et ne démontre aucunement la barbarie nazie en Europe centrale. Je préfère, et de très loin, un documentaire du genre "Nuit et Brouillard" ou "L'armée des ombres" avec Ventura. Doit-on singer des actes indicibles pour relater les faits ? Je ne sais pas. C'est à chacun de se faire une opinion. L'important est de ne pas oublier.
samedi 12 avril 2008
"Shining" de Stanley Kubrick
Film du maître Kubrick de 1980. Evidemment, après avoir lu le roman j'ai tenu à revoir ce film angoissant et magistralement interprété par Nicholson.
Certaines scènes sont cultes, la musique est inquiétante et les réparties
grinçantes de Nicholson font mouche. Comment ne pas oublier le mot REDRUM (TROMAL dans le bouquin), le massacre du cuisinier, la vieille femme dans la baignoire et surtout... Wendy cloîtrée dans la salle de bains tandis que Torrance défonce la cloison de la porte avec une hache, glisse sa tête de fou, sourit et lâche un ricanant : "Here's Johnny" !
Les symboles labyrintiques des lieux (couloirs, jardin, hall, chambres...) se fondent avec l'esprit tortueux de Jack. Nous sommes pris dans une spirale infernale où la folie s'empare d'Overlook. La claustrophobie de Jack se transforme en hostilités violentes envers sa famille. Les hallucinations se succèdent au sein de l'hôtel et Jack est submergé de remords psychotiques.
lundi 10 mars 2008
"Dellamorte Dellamore" de Michèle Soavi
"Depuis que les morts ont décidé de ressusciter, Francesco Dellamorte, mélancolique gardien du cimetière de Bufalora ne sait plus où donner de la tête : entre les zombies qu'il doit massacrer, le grain de folie de son fidèle assistant fossoyeur, Gnaghi, sa dévorante passion pour une jeune et mystérieuse veuve et la rumeur insidieuse sur son éventuelle impuissance, Dellamorte se démène pour survivre dans cette étrange atmosphère..."
Ce film présenté par mon ami Fantasio me semblait une oeuvre à connaître sans plus tarder. Rupert Everett joue le rôle d'un fossoyeur aux nombreuses vicissitudes : les morts reviennent sept jours après leur enfouissement ! Autant dire qu'il est débordé ! Son assistant, un gros balourd (que l'on croit muet mais...) est une belle surprise car il s'agit de François Hadji-Lazaro (le chanteur des Garçons Bouchers). Son rôle est ingrat mais colle bien à la stature du bonhomme ! Certains plans rappellent le style de Jeunet dans Delicatessen. La photographie est remarquable. Ce film fantastico-philosophique offre une beauté visuelle. Le décor du cimetière de Bufalora est brumeux à souhait, l'ossuaire donne dans le néo-gothique tandis que les morts-vivants s'entêtent à briser la quiétude de Francesco Dellamorte le fossoyeur. Des aspects gore sont entrecoupés de scènes sensuelles et poétiques. C'est un film hors du commun dont le penchant métaphysique sur la vie et la mort rend une atmosphère comique et horrible. On se gausse de voir Gnaghi (l'assistant) tomber amoureux d'une tête tranchée, un motard sort de terre style Ghost Rider, des scouts envahissent le logement miteux et humide de Francesco.
Après tout, ce film ressemble aux aventures de Dylan Dog et devrait plaire à Tim Burton ! Je verrais bien Depp dans le rôle du fossoyeur ! Tiens... j'vais lui téléphoner !!! Vous avez son numéro ?
mardi 4 mars 2008
"La malédiction des pharaons" de Terence Fisher
Un bon film de la Hammer malgré un scénario un peu bateau et réduit à des scènes réchauffées. Un archéologue (P. Cushing) est sur un chantier de fouilles en Egypte avec son père et son oncle. Ils découvrent un tombeau royal, celui d'une princesse. Film sorti en 1959.
Mais une momie garde la sépulture ! Le père devient fou. L'histoire débute en 1895. Trois ans plus tard on retrouve Cushing de retour en Angleterre. Son père est interné. Un mystérieux voisin égyptien (comme par hasard) loge près de chez lui et se fait livrer une caisse de son pays natal. Le voisin est un adorateur de la princesse et la caisse contient... quoi ? Devinez bande de loosers ? LA MOMIE !!! Hélas, les deux guignols qui conduisent la carriole sont complètement bourrés et avinés ! La caisse bascule dans un marais. Le voisin basané évoque l'esprit et réveille la momie pour tuer les profanateurs. Le père est étranglé dans sa chambre d'asile ainsi que l'oncle.
Mais vous oubliez un point principal et non dénué de raison : la momie est amoureuse de la princesse... et la femme de Cushing est le sosie parfait de celle-ci ! On a tous une femme qui ressemble à une princesse de l'Egypte Antique hein ? Peut-être pas au réveil mais plus tard !!! Du coup elle peut avoir un semblant d'autorité sur le monstre en bandelettes joué par Christopher Lee.
C'est un bon film quand même car on récupère le quatuor Fisher-Cushing-Lee-Furneaux ; on va pas chipoter pour les décors douteux, une momie pas trop mal faite et une intrigue à deux balles.
Et pis on adore ça !
samedi 1 mars 2008
"Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper
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samedi 16 février 2008
"Pollock" d'Ed Harris
"À la fin des années 1940, l'un des principaux représentants de l'expressionnisme abstrait, Jackson Pollock (1912-1956) est évoqué dans le Life magazine par la question : "Pollock est-il le plus grand peintre vivant ?" Retour en 1941 : il vit avec son frère dans un appartement minuscule à New York, boit beaucoup et présente quelques toiles occasionnellement, dans les expositions de groupe. Il rencontre alors l'artiste Lee Krasner, qui met sa carrière entre parenthèses pour être son amie, sa femme, son espoir. Afin de le tenir loin de la boisson, l'insécurité et le stress de vie urbaine, ils se déplacent à Hamptons où la nature et la modération aident Jackson Pollock à performer son style : cette renaissance suscite l'intérêt des critiques qui semblent partagées…"
Ed Harris désirait depuis très longtemps réaliser un film sur Jackson Pollock, fondateur du drip painting.
Ce film est réussi car Harris réalise cette biographie d'une main de maître et se fond dans le personnage avec brio. Les crises existentielles de Pollock jouées par Harris donnent une touche angoissante et on devine que Pollock brûle sa vie autant que l'énergie consacrée à son art consume son être.
Jackson Pollock était un artiste aussi engagé dans ses oeuvres que Van Gogh. Film réalisé en 2000, l'actrice qui joue la compagne de Pollock aura un oscar pour sa prestation et Harris sera nommé au titre de meilleur acteur. Pollock expliqué aux jeunes permet de découvrir simplement l'intensité de toiles disposées au sol où Pollock tourbillonnait autour dans une rage créatrice.
Un amateur d'art se doit d'acquérir ce film sous peine de ressentir un manque certain dans sa culture personnelle. Méconnaître Pollock c'est s'oublier soi-même...
lundi 4 février 2008
"Beyond Re-Animator" de Brian Yuzna
Autant vous prévenir tout de suite que je n'ai aucunement aimé cette suite. Je l'ai même abhorrée ! Ca sent la suite à pognon ! Jeffrey Combs a pris un coup de vieux ; ce qui semble normal car le film est prévu se passer treize ans plus tard.
Toute l'intrigue se passe au pénitencier d'Arkham. Un jeune médecin arrive sur les lieux. Il se prénomme Howard Philips (ben voyons !) et rencontre West. Cette opportunité est préméditée puisque le médecin a vu sa soeur étranglée par un mort-vivant (encore une expérience d'Herbert) lors de son adolescence. Celui-ci est intrigué par les recherches du docteur fou.
Cette ultime suite n'a pas le côté "années 80" des deux précédentes versions. Malgré quelques bonnes scènes et deux gonzesses (l'infirmière et la journaliste) qu'on se mettrait bien sur le bout (pour imager !!!), ce film est décevant. Il pue la caricature et le miteux. le générique de fin avec le rat versus pénis est grotesque.
Acheter ce film (à l'insu de votre plein gré).
vendredi 1 février 2008
"La fiancée de re-Animator" de Brian Yuzna
Herbert West est de retour dans ce deuxième volet, réalisé cette fois par Yuzna (le producteur du premier). Ca démarre lors une guerre civile, sous une tente militaire. Huit mois après le massacre à l'université de Miskatonic, West et Cain sont au pérou. Ceci est une introduction qui ne sert pas à grand chose et ne nous explique pas comment West a survécu !
C'est une suite nettement plus décousue et farfelue que Re-Animator 1. Néanmoins, les effets visuels sont plus techniques que dans le précédent. On peut regretter une absence de logique dans le scénario. Ca part un peu dans tous les sens et on pense que le réalisateur s'est éparpillé dans des délires insensés et irraisonnés.
C'est avant tout un film de créations atroces à la Victor Frankenstein. La tête du docteur Hill s'affuble d'oreilles de chauve-souris, West est de plus en plus déjanté, manipulateur et fou. Complètement barjo, il dissèque, charcute, recoud, assemble, piquouse et mutile. Des hybrides d'humains et d'animaux forment une grande foire aux monstres dans le final. Un lieutenant de police se bat contre sa femme (tuée par ses soins auparavant), un chien est greffé d'un bras d'homme, West enlève des corps à l'hôpital (d'ailleurs c'est aussi un vrai bordel dans son lieu de travail), la morgue est encore dans un état lamentable, ça dégouline d'hémoglobine dans tous les coins.
Enfin West atteint un stade capital dans ses recherches : il crée un corps de femme avec des membres récupérés au fil des jours. Le coeur de meg (la fille du doyen) est placé dans la cage thoracique. La fiancée de Frankenstein fait piteuse figure devant sa consoeur ! Celle-ci est macabre à souhait et jalouse comme un tigre ! Faut pas la faire chier ! Par contre, la créature est généreuse : elle est prête à donner son coeur, elle a le coeur sur la main... putain quelle franche rigolade ; je suis un comique !
Bref cette suite possède des longueurs, des invraisemblances mais elle se regarde avec plaisir. Elle présage un sanglant troisième volet ; du moins je l'espère !








Acheter le film.









