Les lectures d'Oggy

Mes lectures et films au gré de mes journées....

mercredi 11 juin 2008

"Baignade accompagnée"

Baignade_accompagnee"A Key West (Floride) se trouve le Club des Dévorés Vifs. Il regroupe les malheureux qui, au cours d'une plongée ou d'une baignade, ont été attaqués et mutilés par un requin. Leur rêve : capturer un requin vivant, le tenir prisonnier dans une piscine et... se venger. Atrocement. A quelque distance de là, Peggy gère une réserve naturelle de squales, utilisés pour la recherche scientifique. Exaspérés par son refus de leur procurer un de ses animaux, ils décident de passer à l'attaque. Mais une autre sorte de requin nage dans les eaux troubles de Floride. Des trafiquants, prêts à tout pour récupérer un échantillon de drogue - une drogue chimique foudroyante, jadis testée par l'armée américaine. Une fois de plus, l'auteur du Sourire noir joue sur des peurs ou des fantasmes profonds pour nous mener au bout de la terreur".

Un Brussolo très moyen malgré un début prometteur. On sent que l'auteur s'est bien documenté sur l'univers des squales, des fonds marins et surtout des techniques de plongée. Hélas l'ensemble se lit sans plaisir. Mais au moins ça se lit vite ! Pas un incontournable de Brussolo. M'en fous, j'en ai encore d'autres !

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lundi 12 mai 2008

"Le murmure des loups"

Murmure_des_loups"Quelle meilleure cachette, au terme d'un hold-up sanglant, qu'un bâtiment condamné, perdu au milieu d'anciens locaux militaires placés sous haute surveillance ? Bien sûr, il vous faudra cohabiter avec les rats, véritables propriétaires des lieux... Etudiant pauvre, Daniel Sarella, lui, s'est fait embaucher dans une société de gardiennage pour gagner un peu d'argent. Et lorsqu'il découvre l'univers ténébreux des vigiles, ces guerriers de la nuit, il se demande s'il a fait le bon choix. Trop tard. On n'entre pas impunément dans ce monde nocturne, peuplé de fantasmes d'autodéfense. Daniel ouvrira même la porte du bâtiment aux rats et découvrira comment la terreur du nucléaire peut amener des tueurs paumés à s'enterrer vivants. Comment alors pour lui une histoire d'amour funèbre dont il aura bien du mal à sortir intact. L'auteur de La main froide et de La Fille de la nuit est un génie du thriller et de l'angoisse. Mais c'est peut-être aussi, tout simplement, un des vrais romanciers de notre temps, qui nous renvoie à nos hantises : ici la peur ancestrale et très actuelle de la fin du monde, avec toutes les régressions, infantiles et féroces, qu'elle peut provoquer."

Du Brussolo que j'aime ! Un étudiant trouve un boulot de vacances comme veilleur de nuit dans d'anciens locaux militaires. Nous faisons alors connaissance avec quelques vigiles aux caractéristiques stéréotypées : bêtise, crasse, alcoolisme, racisme et sexe ! On adjoint un vétéran de l'Indochine au jeune homme. Ils surveillent le quartier des douches. D'étranges légendes circulent sur le sous-sol de cette zone. La fille d'Orn le vétéran se planque sous les douches. C'est son père qui l'a amenée. Sa fille est une adepte sectaire et son créneau est l'holocauste nucléaire. Orn tombe gravement malade. Le jeune David est chargé de nourrir la fille et son camarade. L'intrigue se déroule pépère sans rebondissements haletants ou suspens torride ! Un bon Brussolo vite lu, vite oublié.

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jeudi 24 avril 2008

"Cauchemar à louer"

Cauchemar"A onze ans, David essaie avec ses parents de commencer une nouvelle vie à la campagne, loin des menaces urbaines. Hélas, la maison qu'ils ont louée au sommet d'une colline semble traîner une bien mauvaise réputation. Pourquoi les villageois des alentours se barricadent-ils derrière grilles et portes blindées ? Pourquoi les animaux du voisinage sont-ils couverts de cicatrices comme si d'obscurs combats les opposaient à un ennemi dont personne n'ose prononcer le nom ? Et surtout, à quel prédateur nocturne sont destinés les innombrables pièges dont la forêt semble hérissée ?"

Excellente préface d'Annick Labbé dans ce livre réédité en 2001. Cauchemar à louer fut le premier tome des dix romans de la Collection Serge Brussolo chez GDV Hachette, au rythme d'un livre tous les deux mois (entre février 90 et janvier 92) ! Cette participation durera deux ans et prendra fin en 1993 par une décision de l'auteur pour de multiples raisons : il a fait le tour des thèmes et il est harcelé par des satanistes qui voient en lui un grand prêtre !

Mais revenons sur ce récit dont le thème est la lycanthropie. Un couple avec un jeune garçon louent une maison en haut d'une colline. Le garçon dénommé David est vite intrigué par l'atmosphère glauque du village et l'accueil sinistre des villageois. Toutes les portes sont blindées, des pièges à loups gigantesques parsèment la forêt. Peu de temps après, David assiste à une lente métamorphose de ses parents.

La maison fut construite avec des pierres dont l'origine est un aérolithe découvert par la tribu des Yanatos. David trouve au sein de la forêt une décharge jonchée de meubles lacérés, de jouets, de vêtements. Il se rend vite compte qu'ils proviennent du mobilier des anciens locataires. Que sont-ils devenus ? Les radiations des murs transforment les sécrétions hormonales des adutes. David est épargné car c'est encore un enfant. Lui seul doit abattre ses parents. Ce sont des loups-garous. Un excellent Brussolo. Cauchemar à louer est un roman d'épouvante traditionnel. Pas de temps morts ni fioritures. On tranche dans le vif sur 300 pages ! Pas de psychologie mièvre et inutile, on assiste à de l'horreur pure et c'est ce qu'on aime !

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La Collection Brussolo chez GDV : couvertures et résumés !

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lundi 21 avril 2008

"L'enfer c'est à quel étage ?"

Enfer"Modèle nu, Jeanne doit poser pour un sculpteur dont l'atelier est installé au cœur de la maison Van Karkersh, un hôtel particulier dont le propriétaire fut jadis retrouvé coupé en morceaux dans la cage des fauves, au jardin zoologique voisin. Là, tout n'est qu'angoisse, malédictions, obscurité. La bâtisse semble abriter mille crimes impunis, et tout autant de secrets. Chaque fois qu'elle commet l'erreur de s'y endormir, Jeanne est visitée par des rêves angoissants et son corps se couvre de blessures inexplicables. Est-elle folle, ou victime d'un jeu dont les règles lui échappent ? Qui complote contre elle, les locataires ou... les fantômes ? Une plongée terrifiante dans le monde de l'occultisme et des sectes satanistes".

Paru initialement en 1986 sous le titre Catacombes, cette édition rétablit le texte dans l'intégralité de sa version originelle. Le titre présent était celui choisi au départ par Brussolo.

Un récit qui monte progressivement vers de l'épouvante pure. Un vieillard découpé vivant par ses héritiers est jeté aux tigres, le zoo jouxtant cet étrange immeuble. Celui-ci n'est occupé que par un concierge, un sculpteur et une masseuse. Une jeune femme prénommée Jeanne se présente pour un emploi de modèle nu. Peu après elle est assaillie de cauchemars. Elle prend la place du vieillard Van Karkersh dont le testament attestait une découpe de son corps par sa famille ! C'est une ambiance glauque et morbide. Au final c'est un Brussolo très bon dont les derniers chapitres vous entraînent dans un satané tourbillon où des statues forment une ronde infernale. Les morts chuchotent et leurs poussières d'os vous enveloppent. A lire impérativement.

Brussolo en parlait ainsi : "Je ne crois pas au roman qu’on écrit ligne à ligne pendant trois ans, un mot l’heure, à la Flaubert. Je pense qu’il faut écrire très vite, tant qu’on est " possédé " par l’histoire, puis revenir ensuite sur ce premier jet, et le polir. Si on peut jeter le roman sur le papier en huit jours, c’est aussi bien. Généralement conçu dans la fièvre et l’exaspération mentale, il aura une grande force hallucinatoire et sera beaucoup plus révélateur qu’un texte travaillé à l’économie et autocensuré. La pression Catacombesmentale fait venir les images, elle les fait exploser. En travaillant de cette manière on arrive à une véritable ivresse d’adrénaline. J’ai fini certains romans au bord de l’hallucination, à bout de nerfs, terrifié par ce que j’écrivais, luttant pour ne pas regarder par-dessus mon épaule. Je me suis fait peur en rédigeant Catacombes, vraiment peur, au point de ne plus arriver à trouver le sommeil. Ce roman était devenu une sorte de drogue dure. Je l’ai écrit en neuf jours… puis j’ai refait surface, et j’ai relu le texte comme s’il était de quelqu’un d’autre, et je l’ai corrigé. "

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vendredi 4 janvier 2008

"Le livre du grand secret"

Brussolo"Chaque été, ses parents envoyaient Purcell chez son grand-père, dans un chalet perdu en Alaska. Darian Forbes avait été autrefois un écrivain célèbre, une sorte de héros national. Mais peu à peu, le bruit se répandit qu'il avait perdu la boule. Forcément, tout seul là-haut... L'été de ses onze ans fut le dernier que Purcell passa là-bas et il arriva bien des choses étranges. Le vieil homme semblait pressé de transmettre à Purcell un certain nombre de secrets. Sans cesse, il répétait qu'il fallait se méfier d' «EUX». Lorsque l'enfant fut sur le point de partir, il lui confia un grand livre en lui disant qu'il contenait l'avenir de l'humanité. Pas moins ! Purcell s'étonna : il n'y avait dans le livre que quelques vieilles photos. Il ne revit jamais son grand-père. Darian Forbes lui avait laissé la peur en héritage..."

Roman d'à peine 124 pages ! Lorsque c'est du Maupassant ou du Sweig, le récit court possède néanmoins une ampleur ; c'est construit et développé magistralement. Hélas ce n'est pas le cas ici ! C'est grotesque et bâclé. Un vieil homme donne à son petit-fils un album photos ! L'ouvrage est maquillé et dissimule l'avenir de l'humanité. "Non ?" me direz-vous ; "Si !" répondrai-je. Ce témoignage fut transmis par un extra-terrestre à l'homme qui savait lire dans les lignes de la main. Grâce à une encre extra-terrestre, il a écrit toutes les catastrophes de l'humanité jusqu'à la fin du Monde ! Mais pour compulser les lignes, il faut être patient. Le texte n'apparait que tous les dix ans durant trente minutes ! Après ce délai, la page redevient vierge.

Bon allez, j'vous laisse ! Faut que ma tête refroidisse !

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dimanche 17 juin 2007

"Bunker"

bunker"Une angoissante course au trésor dans une maison hantée par des fantômes à croix gammée. Une ancienne cité balnéaire où la jungle crève les trottoirs, où les singes envahissent les cabines téléphoniques.
Un vieillard mythomane, concierge d’un bunker abandonné, sentinelle d’apocalypse veillant sur les ruines d’un laboratoire digne des « médecins » maudits du IIIe Reich ! Au bout du compte, un cocktail au goût de sang.
Quand la folie tire les ficelles du crime, tout est possible, même le pire… Surtout le pire !"

Un bon Brussolo lu hier ! Oswald Caine (personnage récurrent aux allures d'Indiana Jones) se retrouve dans un pays d'Amérique du Sud pour s'occuper des archives d'un de ses anciens professeurs d'Université. Celui-ci était à la recherche de quelque chose d'incroyable dans une vieille forteresse occupée par un nazi en 1944, sur l'île de Casamuerta. On y découvre une galerie de personnages sous fond de milice urbaine, de terroristes dirigés par une mystérieuse Miss O... bref un Brussolo agréable à lire et dont la fin nous laisse un bon goût... pour une fois !

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dimanche 25 mars 2007

"Le chien de minuit"

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"Critique acerbe de la société américaine, le roman décrit la vie de sans domiciles fixes vivant sur les toits de Los Angeles. Organisés en bandes, ils tentent d'escalader le luxueux immeuble de quarante étages du 1224 Horton Street, afin de marquer leur empreinte sur cet exploit. Mais le gardien, Dogstone surnommé le Chien de minuit et ancien militaire ne l'entend pas de cette oreille et précipite dans le vide tous les marginaux arrivant au sommet. Et cela, dans la plus parfaite indifférence des locataires huppés de l'immeuble, qui préfèrent ne rien voir et laisser Dogstone s'occuper de ces indésirables ..."


Je connaissais Brussolo car j'avais lu (il y a très longtemps) un bouquin qui m'avait assez marqué : "Krucifix".
Au hasard d'une Foire aux Livres, j'ai donc acheté ce roman que je viens de terminer et je ne suis pas déçu !
Très viril dans certaines descriptions sur la violence urbaine, ce roman se lit d'une traite. Ecriture rapide et vraiment bien structurée dans le tempo. On est vite pris dans l'histoire et on peine à refermer le livre... on retrouve le syndrome du "oh je termine le chapitre et je me couche... et on entame le deuxième et ainsi de suite... jusqu'à épuisement !"

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Très bon donc et je recommencerai l'expérience.

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"Crache-Béton"

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"Avez-vous songé à ce que peut devenir une station bal­néaire lorsque les animaux chargés de distraire les touristes se sont transformés en monstres, à la faveur d'une mystérieuse mutation, et qu'ils harcèlent la ville, chan­geant progressivement un charmant coin de plage en une annexe de l'enfer ? Non ? Vous avez raison, il y a des cauchemars qu'il vaut mieux éviter !"

Histoire originale mais incongrue ! Complètement surréaliste... c'est du grand "n'importe quoi" !
Je ne suis pas arrivé à ingérer la crédibilité du texte.
Le résumé est simple et loufoque : une station balnéaire nommée Sainte Hamine et deux livreurs de chats à colorier... c'est le chaos à leur arrivée... des arbres éclatent car leur sève bouillonne et fermente... à cause de serpents monstrueux (des Ophis) ! Celui qui se trouve à proximité d'un arbre qui explose se retrouve littéralement comme un hérisson ! Bref, les deux compères (ROMO et DAVID) entrent dans la ville. Ils sont reçus par HELENE qui explique la terrible vérité... ils ne pourront plus sortir car la milice du Maire empêche les habitants de repartir... ils ont besoin de main d'oeuvre pour chasser les baleines apprivoisées dans le lac qui borde la station. Ces baleines ont un énorme défaut... elles crachent du béton, des gravats, des galets... et toute la ville est encerclée par des montagnes de cailloux. A chaque apparition des cétacés (le SHOW), des avalanches se produisent et les maisons se détruisent, des gens meurent... et du coup David et Hélène vont dans les égoûts... en sécurité... mais il y a les seigneurs des égoûts ! Droit de cuissage pour les femmes et travaux pour les hommes... sinon retour à la surface. Hélène se retrouve dans le harem du Chef et David est livré aux Miliciens qui organisent une chasse à la baleine. Il faut chercher du bois et ces expéditions deviennent une boucherie (ben oui les arbres qui pètent) ; du coup certains se font des armures avec des boites de conserve (logique)... c'est simple non ?

Acheter quand même ce livre.

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"La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond"

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"Femme scaphandrier, Lize Unke appartient à la brigade de police fluviale chargée d'enquêter sur la catastrophe du métro englouti. Qu'est-il réellement arrivé, ce jour-là, quand le plafond du tunnel a crevé, laissant le fleuve s'engouffrer dans le réseau souterrain pour noyer des kilomètres de galeries, de rames... et des milliers d'usagers ? Bien des années ont passé depuis le drame, mais l'énigme reste entière. On parle de survivants, prisonniers de poches d'air. Des survivants qui connaîtraient la vérité... mais que personne ne semble pressé de ramener à la surface."

Déçu !
L'histoire partait bien pourtant... un métro englouti et une femme qui espère que sa soeur est encore vivante, trois ans après le drame. Les expéditions en scaphandrier pour acheminer des vivres... des visions de cadavres (momifiés par la boue) dans les wagons... des hommes rescapés dans des poches d'air qui refusent d'être secourus.
La psychologie des personnages principaux est plus fouillée et ce livre est un mélange de thriller fantastique.
Peu à peu, on comprend que le maire de la ville connaît la véritable origine du drame et que des sbires entament un travail de minage pour contrer un juge pointilleux et faire disparaitre des témoins.
Bref des éléments qui me donnaient l'eau à la bouche... mais... hélas, je suis resté sur ma faim. Le côté surnaturel et dantesque se mélange avec un aspect polar et cela donne un aspect brouillon à l'ensemble. Le concept de l'histoire serait parfait pour un Silverberg !

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